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Transports parisiens : l’augmentation de l’abonnement prise en charge par l’employeur ?

Face à la très plausible augmentation du coût des transports parisiens, des pistes sont à l’étude pour ne pas pénaliser les détenteurs de ces titres.

Pass Navigo
Crédit: Ile-de-France Mobilités.

Il se pourrait bien que les usagers des transports parisiens aient à débourser un supplément pour leur passe Navigo. En effet, selon plusieurs sources proches du dossier, la carte des transports du réseau Île-de-France, et le ticket de métro devraient augmenter à l’issue d’une réunion qui se tiendra le 7 décembre prochain, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2023, rappelle Le Parisien. Plus précisément, l’abonnement mensuel augmenterait de 20%, sur proposition de la présidente de Région, passant ainsi de 75,20 euros à 90 euros.

Mais pour l’heure, rien n’est acté et le bras de fer se poursuit entre d’un côté la présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM) et de l’autre l’État et les entreprises. Avec un différentiel de 14,80 euros si les tarifs proposés par IDFM sont adoptés, les salariés devront supporter la hausse à hauteur de 7,40 euros pour un abonnement mensuel (et 81,40 euros pour le passe Navigo annuel), en raison de l’obligation pour les employeurs de participer à hauteur de 50% aux frais d’abonnement aux transports de leurs salariés, sauf exception.

Les transports parisiens (et ceux d’autres villes) peuvent déjà être pris en charge à 75 % … en théorie

Depuis quelques mois, il est possible pour les patrons d’augmenter l’aide jusqu’à 75% de prise en charge. « Ce n’est pas une obligation, mais c’est possible, admet Daniel Weizmann, le président du Medef Île-de-France, auprès du média. S’il prend en charge 75 % du prix du passe Navigo, l’employeur est exempté de charges fiscales et sociales sur la totalité de la somme. En pleine période d’inflation, c’est une bonne façon d’aider les salariés à vivre en région parisienne. » Pour l’heure, impossible de connaître précisément la part d’employeurs ayant agi en ce sens.

Mais la hausse plus conséquente à laquelle ils ont récemment échappé pourrait bien leur faire changer d’avis. « Chaque année, les entreprises d’Île-de-France paient environ 5 milliards d’euros de taxes à IDFM, ce qui représente environ la moitié de son budget, ajoute Daniel Weizmann. Valérie Pécresse nous demandait une hausse de 300 millions d’euros. Mais on sait bien que lorsque l’on augmente une taxe, il est très difficile ensuite de la faire baisser. »

Une manœuvre « injuste et punitive », selon lui, qui a aujourd’hui été écartée. « Sachant que cette taxe est calculée sur la masse salariale, et que le nombre de salariés va augmenter de 10 % en Île-de-France entre 2021 et 2023, les entreprises vont mécaniquement verser 500 millions d’euros de plus à IDFM. Cela fait déjà beaucoup. »