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Deux-roues : un contrôle technique mis en place en 2023 ?

Le contrôle technique des deux-roues pourrait intervenir en juin 2023 et devrait normalement être inférieur à 50 euros.

deux-roues
Crédit : iStock.

En apprenant la nouvelle, la colère des motards ne devrait pas retomber, eux qui sillonnent les routes de France le week-end, manifestant contre le contrôle technique des deux-roues motorisés que le gouvernement compte lancer « à l’horizon juin 2023 », rappelle Le Parisien. Dans une note interne datée du 22 novembre, le ministère des Transports évoque un contrôle technique « le moins pénalisant possible », comme l’a déjà stipulé Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports.

Selon cette même note, il s’agirait d’un « contrôle technique simplifié avec une diminution significative des points de contrôle par rapport au nombre de points de contrôle appliqués aux véhicules légers et une mise en œuvre progressive en 2 étapes avec un contrôle visuel au départ puis, un contrôle plus étoffé impliquant la prise de quelques mesures en utilisant des matériels dédiés (exemple : émissions de polluants). »

Un maillage territorial dense pour contrôler les deux-roues

La note aborde également la question du tarif. Pour les autorités, il faut que « le prix du contrôle technique reste aussi bas que possible (il devrait normalement être inférieur à 50 euros) ». « Ce prix est tenable pour les contrôleurs ou les gérants qui ont une bonne rentabilité liée aux véhicules légers, estime Bertrand Billaud, le président du contrôle technique à la Fédération nationale de l’automobile qui est également contrôleur indépendant à La Roche-sur-Yon (Vendée). Il y aura peu d’investissements à prévoir, mais je rappelle que nous sommes des entreprises indépendantes et que nous fixons nos prix. »

Le maillage territorial sera également un enjeu important. Il faut que « les usagers n’aient pas à parcourir une trop longue distance pour trouver un centre », soulignent les rédacteurs de la note. « Pour moi, cela nécessite la présence de 3.000 contrôleurs sur toute la France, rétorque le président du SNCTA (Syndicat national du contrôle technique automobile), Roland Thévenoux. Mais avant cela, il faut former tous ces contrôleurs. C’est le plus long à mettre en place même si ceux qui ont la pratique et l’agrément auraient besoin de 35 heures qui viendraient s’ajouter aux 175 heures déjà reçues. C’est réalisable pour une mise en œuvre en juin prochain à condition d’avoir les textes d’application en début d’année et que le contrôle soit assez léger dans un premier temps. »

Il faudra attendre la fin de la phase de concertation pour obtenir des précisions encore plus fines sur les modalités de la mise en place du contrôle technique. « Celle-ci est en cours et rien n’est stabilisé à ce stade », a répondu le ministère au média.