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Inflation : la consommation et l’épargne des Français fragilisés

Minés par l’inflation, les Français doivent revoir à la baisse leurs principaux postes de dépense. Certains songent même à emprunter.

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Crédit: iStock.

En décembre, le moral économique des Français n’est pas très bon, et c’est un euphémisme. Il est miné par 78 % de défiance en l’avenir, selon le baromètre Odoxa pour BFM Business, Challenges et Abeille Assurance. En atteignant 15,8 %, l’inflation « perçue » par les Français interrogés pour ce baromètre est  « 2,5 fois plus que le niveau enregistré par l’INSEE, 2 fois plus que le niveau estimé par les Français à la rentrée et 6 fois plus que leur estimation de l’inflation l’année dernière », écrivent les auteurs du baromètre. Et de détailler : « Notre indicateur ‘d’inflation perçue’ atteint des sommets : l’inflation ‘ressentie’ par les Français n’était que de 2,6 % en avril 2021, à un moment où l’INSEE l’établissait à 0,6 %, elle était passé à 8,6 % à la rentrée de septembre, puis à 12,5 % le mois dernier pour culminer désormais à 15,8 % ! »

L’inflation réajuste à la baisse les postes de dépense

Ainsi, la consommation est fragilisée. D’abord parce qu’une majorité de Français (73 %) se disent incités à revoir à la baisse tous leurs grands postes de dépenses : les biens de consommation courants (76 %), le chauffage (79 %), ou encore les produits alimentaires (64 %). « Sur les 6 postes de dépenses testés dans notre baromètre, entre 64 % et 79 % des Français disent avoir réduit leurs achats à cause de de la hausse des prix. Parmi eux, entre 21 % et 44 % assurent même avoir beaucoup réduit leurs dépenses », souligne le baromètre.

L’épargne devient alors un moyen de faire face à l’inflation : 7 Français sur 10 puisent dedans. Avant l’été dernier, 36 % des Français touchaient à leurs économies pour terminer le mois ; ils sont désormais 43%. Et de plus en plus envisagent de contracter un emprunt. « 9% ont déjà contracté de nouveaux prêts, et 27% envisagent de faire bientôt l’un ou/et l’autre ».