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Coupures d’électricité : trois possibilités à l’étude

Afin d’anticiper les potentielles coupures d’électricité, ces trois scénarios comprennent une fourchette de signaux envisageables. Détails.

coupures d'électricité
Crédit: iStock.

Le délestage plane dangereusement sur la France. Si pour l’heure il est quasi-impossible de savoir quel sera le nombre de signaux Ecowatt rouge diffusés cet hiver, RTE a déjà élaboré trois scénarios comprenant pour chacun d’entre eux une fourchette de signaux envisageables, et ainsi de recours possibles à des opérations de délestage, rapporte BFMTV, mardi 6 décembre 2022.

Le premier est le moins pire. Egalement appelé scénario « haut », il a été imaginé selon un bon déroulé du plan de sobriété énergétique auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités territoriales et à la condition d’une remise en service rapide des réacteurs nucléaires. Si l’hiver est aussi chaud que ceux de l’année 2019 et 2020, aucun signal Ecowatt rouge ne serait émis. Si le mercure baisse drastiquement, leur nombre n’excèderait pas trois durant la période hivernale. Mais il s’agit d’une hypothèse très incertaine selon RTE. En effet, en dépit de la diminution de la consommation d’électricité déjà observée dans le secteur secondaire, EDF est à la traîne dans son agenda de relance du parc nucléaire.

De nombreuses coupures d’électricité si le troisième scénario doit s’appliquer

Le second, autrement désigné comme « scénario central » est moins optimiste au sujet de la disponibilité du parc nucléaire et des capacités d’importations d’électricité depuis d’autres pays européens. Si l’hiver est chaud, aucune crainte à avoir pour la France. Cependant, si l’hiver est froid ou très froid, les signaux Ecowatt rouge seront inévitables. Plus précisément, s’il fait chaud cet hiver, il y aura deux signaux maximum affichés, voire aucun si les mesures de sobriété s’appliquaient bien. En revanche, si l’hiver est très froid, le seuil maximal pourrait être de six, ou trois si les mesures de sobriété sont bien appliquées.

Enfin, troisième et dernier scénario, le pire, aussi appelé « dégradé ». Il s’appliquerait en cas d’une consommation suivant la tendance actuelle, avec une réduction minimale, d’à peine 2 % par rapport au niveau d’avant pandémie. S’ajouteraient des tensions importantes sur le gaz, un retard de remise en service des réacteurs nucléaires et des importations limitées. Le tout conduira inéluctablement RTE à diffuser sept signaux Ecowatt rouge, si l’hiver est chaud. Mais si l’hiver est froid, ce nombre pourrait varier entre douze et vingt déclenchements, entre vingt et vingt-huit si la saison est très froide. Et ainsi provoquer de nombreux délestages.