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Croissance : une reprise « significative », mais pas avant 2024, selon la Banque de France

Selon le directeur de la Banque de France, la croissance devrait reprendre significativement en 2024. Il prévoit une limitation de l’inflation à 2%.

croissance

La Banque de France doit publier, samedi 17 décembre, ses prévisions pour les trois prochaines années, notamment sur la croissance et l’inflation. Son gouverneur, François Villeroy de Galhau, en a dévoilé les grands axes vendredi 16 décembre sur BFM Business. Il n’a pas caché que l’année 2023 serait compliquée. Le pic de l’inflation devrait d’ailleurs survenir au début de l’année. Elle a atteint 6,2% sur un an en novembre, un chiffre toutefois stable par rapport au mois d’octobre. Mais le gouverneur de la Banque de France a également noté la « résilience » inespérée des économies européennes face à la crise.

La lutte contre l’inflation au détriment de la croissance ?

« Il y aura un ralentissement fort en 2023 », a-t-il prévenu, « mais on va échapper à un atterrissage brutal et ensuite on aura une reprise assez significative en 2024 et 2025 ». L’objectif affiché est de lutter avant tout contre l’inflation, « première préoccupation des Français », et de la ramener à 2% sur la période 2024-2025. François Villeroy de Galhau a également confirmé qu’il y aurait probablement plusieurs hausses de taux successives et plus rapprochées, mais aussi plus modérées, de l’ordre de 0,5 point. « Il ne faut pas spéculer sur le nombre de hausses », a-t-il insisté sur BFM Businness.

Cette décision fait cependant débat au sein des différentes banques centrales européennes. Elle doit permettre de lutter contre l’inflation, mais laisse craindre une modération de la demande, et donc un impact sur le marché de l’emploi et la croissance, voire de mener à une récession. Mais le marché de l’emploi « est favorable. On est même surpris, trimestre après trimestre. On a un taux de chômage au plus bas depuis 20 ans. C’est un point de départ assez favorable », a rappelé le gouverneur de la Banque de France. « Aujourd’hui, la première alerte sur l’économie française, c’est l’inflation. Ce n’est pas l’emploi », a-t-il ajouté.