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Pouvoir d’achat : le pire est-il à venir ?

Si le pouvoir d’achat des Français a été mis à rude épreuve en 2022, la situation ne devrait pas s’améliorer en 2023.

Pouvoir d'achat
Crédit : iStock.

La fin du mois est de plus en plus difficile à boucler pour les Français. Et cela ne devrait pas s’améliorer en 2023, selon l’UFC-Que choisir. Dans son baromètre mensuel dédié au pouvoir d’achat, l’association de consommateurs chiffre la hausse globale des prix à +6,3 % en décembre 2022. Ce sont les produits de consommation courante qui subissent les augmentations les plus importantes, à +14,5 %. Les boucliers tarifaires continuent de juguler des hausses trop importantes. Pour l’essence elles sont d’à peine 1 %, 7 % pour l’électricité, 13 % pour le gazole et 32 % pour le fioul. D’autres catégories comme les dépenses de logement, transports, véhicule et santé ou encore équipements de la maison ont subi des augmentations de 7 % en moyenne.

Pour 2023, l’association de consommateurs craint une nouvelle flambée des tarifs, notamment ceux de l’alimentaire et de l’énergie. Dans le secteur de la grande consommation, les fournisseurs demandent des hausses pouvant atteindre 41 % sur la nourriture pour animaux par exemple. Pour produire leurs aliments, produits d’hygiène ou de droguerie, les fabricants sont confrontés à une explosion des coûts des matières premières, agricoles, et surtout de l’énergie. Certaines entreprises ferment ainsi, au moins temporairement.

Un pouvoir d’achat raboté par les hausses diverses

Dès le 1er janvier 2023, le bouclier tarifaire prendra fin. Pour le gaz dans un premier temps. Un mois, plus tard, le 1er février, les aides seront également supprimées pour l’électricité, entraînant ainsi une augmentation de 15% des tarifs réglementés, contre 4 % en 2022. Selon le gouvernement, les factures augmenteront en moyenne « de l’ordre de 25 € par mois pour les ménages qui se chauffent au gaz » et « de l’ordre de 20 € par mois pour les ménages se chauffant à l’électricité ».

Dans les stations-services aussi, il sera plus cher pour se réapprovisionner en carburants, la remise du gouvernement expirant le 31 décembre 2022. Un chèque de 100 euros la remplacera en 2023. Celui-ci est destiné aux 10 millions de ménages les plus modestes et représente 200 euros pour les couples avec deux voitures qui en feront la demande. Ce à quoi s’ajoute néanmoins la hausse des péages, de 4,75 % en moyenne, à compter du 1er février (à l’exception des véhicules électriques). Sur le rail aussi les prix augmentent : le Pass Navigo francilien prendra ainsi 12 % dès le 1er janvier 2023, et le ticket à l’unité augmentera de 10,5 %. À Lyon et Marseille, la hausse avoisinerait 5 %, 5,8 % à Grenoble, etc. À partir du 10 janvier, ce sont les billets de train qui seront vendus 5 % plus cher.

Et ce n’est toujours pas fini. Les mutuelles santé devraient augmenter de 10 % à compter de janvier. Les assurances, fragilisées par les sinistres climatiques devraient progresser de 2 à 3 % l’an prochain. Des hausses sont également à prévoir du côté des forfaits de téléphone ou de streaming.