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Airbnb : les raisons de la flambée des prix

Face aux mesures restrictives mises en place par les municipalités pour contrôler les locations Airbnb, l’offre a diminué. Et la demande a, elle, augmenté.

Airbnb
Crédit : iStock.

Sur Airbnb, les chiffres s’affolent. Pour louer un appartement en passant par la plateforme, les utilisateurs sont confrontés à des prix en nette augmentation, selon une étude d’AirDNA, le site de référence du marché, relayée par BFMTV. Sans grande surprise, c’est dans la capitale que le prix de la nuitée a le plus flambé. En quatre ans, la hausse des prix à Paris dépasse les 60 %. Pour passer la nuit dans un logement complet au moment où la demande est la plus forte, le prix moyen a battu cette année un nouveau record, à 257,80 euros, soit environ 1800 euros la semaine.

Airbnb face aux mesures restrictives des municipalités

De très importantes augmentations ont également été constatées dans quelques villes côtières. En particulier dans la petite station balnéaire du Pradet, située entre Toulon et Hyères, où louer un logement sur Airbnb coûtait en moyenne 66 % plus cher en 2022. Plus globalement, c’est sur la Côte d’Azur que les prix ont le plus flambé. En trois ans, le tarif moyen de la nuitée a augmenté de 50 %, alors qu’il était déjà très élevé. Et l’Atlantique n’échappe pas aux augmentations. Une semaine sur cette façade est bien plus onéreuse qu’il y a trois ans. Le tarif moyen d’un des lieux de villégiature favoris des Bordelais, au Porge, a flambé de près de 57 % depuis 2019.

Toutes les villes de France, exception faite de Tourcoing et quelques autres communes, sont concernées par ces hausses. Quand la demande est la plus forte, durant la période estivale, la nuitée est passée de 114 euros à 140 euros en moyenne. Plus précisément, avec 180 euros de plus qu’en 2019, la note hebdomadaire a été fortement allongée.

S’il y a des augmentations, c’est en partie en raison de l’augmentation de la demande face à la diminution de l’offre (imputable aux diverses mesures restrictives mises en place par certaines municipalités pour les propriétaires qui louent sur Airbnb et ses consœurs). A Paris, par exemple, depuis que les propriétaires ne peuvent plus louer leur appartement sur Airbnb plus de 120 jours par an, l’offre a diminué de moitié, selon AirDNA. Et avec cette diminution, le prix des logements situés en périphérie de la capitale est également revu à la hausse pour les touristes et autres voyageurs. La hausse atteint quasiment 45 % à Saint-Denis, et devrait progresser avec le lancement prochain de l’édition 2024 des Jeux olympiques.