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Crise énergétique : des usines forcées de s’arrêter face à des prix trop élevés

Au lendemain de l’arrêt de la production sur ses principaux sites en raison de la crise énergétique, Cofigeo espère un rapide retour à la normale.

crise énergétique
Pour aider les consommateurs les plus fragiles à contrôler leurs dépenses énergétiques, la loi donne le droit aux ménages considérés comme précaires le 1er janvier 2018 de bénéficier d’un afficheur déporté. XAVIER VILA/SIPA

Le groupe agroalimentaire Cofigeo (William Saurin, Garbit, Panzani, Raynal et Roquelaure…) qui a interrompu la production lundi sur ses quatre principaux sites en raison de la crise énergétique qui fait flamber les prix de l’électricité, espère que cette arrêt « ne dépassera pas un mois », selon un porte-parole. « L’objectif, c’est que la production reprenne le plus tôt possible », a indiqué le porte-parole à l’AFP. « On n’a pas de durée (…), on espère que ça (l’arrêt des usines, NDLR) ne dépassera pas un mois », a-t-il poursuivi.

La crise énergétique fait bondir les factures par dix

Annonçant début décembre ces mesures prises pour « faire face à la hausse spectaculaire des coûts d’énergie », le président du groupe Mathieu Thomazeau avait fait valoir auprès de l’AFP que l’entreprise ne pouvait « plus subir des vagues d’inflation qui finissaient par (la) submerger ».

Cofigeo a mis à l’arrêt ses usines de Pouilly-sur-Serre (Aisne), Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), Capdenac (Aveyron) et Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), qui fournissent 80% de sa production et emploient 800 salariés, sur 1.200. Un accord d’activité partielle de longue durée (APLD) a pour ce faire été signé avec les syndicats représentatifs.

La facture de gaz et d’électricité nécessaires à la cuisson et à la stérilisation des plats cuisinés a été multipliée par dix l’an dernier, une hausse qui s’ajoute à l’augmentation des prix des matières premières utilisées -notamment le boeuf, le porc et les tomates-, des emballages et du transport, selon la direction. « Il n’y a pas de risque de pénurie », le groupe ayant constitué des stocks, a promis le porte-parole, soulignant que ses « produits se conservaient entre deux et trois ans ».