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Inflation : les Français sont de plus en plus nombreux à alléger leur panier

Nombreux sont les consommateurs pour qui l’inflation est désormais synonyme de choix dans les rayons… ou à la caisse.

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Crédit : iStock.

Finalement, ils laisseront ces produits à la caisse. Faute de pouvoir payer, nombreux sont les clients de supermarchés français à abandonner certains articles à leur hôte ou hôtesse de caisse. Ce phénomène est de plus en plus courant, même s’il n’est pas nouveau, rappelle RTL qui a enquêté à ce sujet.

L’inflation conduit les consommateurs à faire des choix

Ils ont notamment rencontré Roselyne Da Silva, caissière depuis plus de vingt ans à Toulouse, qui constate depuis quelques mois une recrudescence des abandons de produits à la caisse par les consommateurs. « Dès l’annonce du prix, ils décident d’enlever quelques produits. Et pas qu’à la fin du mois. De plus en plus tôt, vers le 20 ou le 15 déjà », observe-t-elle. Plus précisément, « la viande, le poisson, les fruits et légumes », sont laissés en caisse à la faveur d’autres articles. « Les gens me disent ‘On est obligés de faire un tri et bientôt, on ne saura plus quoi supprimer’ », ajoute l’hôtesse de caisse. 

Pour ne pas avoir à affronter ce type de situations, certaines mères de famille aux faibles revenus et souvent célibataires s’adaptent pour éviter la honte. « Je n’ai pas envie de faire de sacrifices la semaine où j’ai les enfants, et, éventuellement, la semaine où ils sont chez leur papa, je peux faire de petites économies », raconte l’une d’entre elles. Et une autre d’ajouter : « On a toujours peur que ce soit un peu plus cher chaque jour. On pense à la cantine, aux activités, donc on diminue », indique-t-elle, précisant qu’il lui arrive de se priver en faveur de ses enfants.

Une autre cliente, interrogée par nos confrères, calcule absolument tout dans les rayons. « La limite de découvert, elle est à -300 euros, et quand j’arrive à -295 euros, un produit à 7 euros en plus ne passe pas », soupire-t-elle. Quand elle doit choisir, ce sont ses enfants qui priment, quitte à sacrifier « des produits d’hygiène ». Cette pauvreté du quotidien semble aujourd’hui s’étendre, visible aux yeux de tous.