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L’abandon de poste en tête dans les causes de licenciement pour faute grave

Le licenciement pour faute grave après un abandon de poste n’ouvrira plus de droits à l’indemnisation par Pôle emploi. Détails.

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Dossier prud’hommes et licenciements

Provoquer son départ en toute connaissance de cause. Dans le secteur privé, le licenciement pour faute grave ou lourde a été maintes fois sollicité en 2022, selon une récente étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES). Plus précisément, il y a eu 173.000 licenciements concernés par ce motif et dans 71 % de ces cas, c’est en réponse à un abandon de poste que les ruptures de contrat ont été déclenchées, soit pour 123.000 contrats, rapporte 20Minutes qui ajoute que le motif de nature disciplinaire est le deuxième invoqué, représentant 27 % des licenciements.

La loi « marché du travail » modifie l’accès aux indemnités

En bref, est considéré comme un abandon de poste « le comportement du salarié qui quitte son poste de travail sans autorisation de l’employeur ou qui s’absente de manière prolongée ou répétée sans justificatif pendant ses heures de travail », détaille le site Service-Public. 116.000 licenciements sur 123.000 concernaient des CDI. C’est dans les secteurs du transport, du commerce et de l’entreposage que les abandons de poste ont été les plus fréquents, avec 7 % en moyenne des fins de CDI. A titre de comparaison, dans les secteurs de la construction et de l’industrie, ils ne représentent que 4 % des fins de CDI.

Dans les trois mois qui ont suivi l’abandon de leur poste en CDI, 37 % des personnes licenciées avaient retrouvé un emploi, un contrat du même type dans 30 % des cas. Pour les personnes ayant abandonné leur CDI par rupture conventionnelle, cette proportion est similaire. Celles qui démissionnent, elles, retrouvent un CDI dans 69 % des cas. Mais avec l’entrée en vigueur, au 23 décembre 2022, de la loi « marché du travail », l’indemnisation par Pôle emploi ne sera plus ouverte aux individus ayant abandonné leur poste, une pratique désormais considérée comme une démission, détaille Franceinfo.