Entreprises: 5 000 à 8 000 euros d’aides pour l’embauche d’apprentis

Le gouvernement a dévoilé son plan pour soutenir l’apprentissage. Celui-ci comprend, notamment, le versement d’une aide de 5 000 ou 8 000 euros aux entreprises afin de favoriser l’embauche d’apprentis.

700 000 à 800 000 apprentis feront leur entrée sur le marché du travail en septembre. Crédit: iStock.

Le gouvernement a dévoilé jeudi 4 juin des mesures de soutien à l’embauche d’apprentis et apprenties. Elles sont les premières pierres d’un plan sur l’emploi des jeunes dont la présentation est attendue d’ici la mi-juillet. « On ne peut pas avoir une génération sacrifiée, les jeunes ne seront pas la variable d’ajustement de la crise », a plaidé Muriel Pénicaud, ministre du Travail, à l’issue de la réunion à l’Elysée avec les partenaires sociaux. En septembre, 700 000 à 800 000 jeunes entreront dans la vie active où les embauches sont devenues rares, en raison de la crise du coronavirus. D’où l’annonce de mesures, comme l’octroi d’une prime aux entreprises qui feront travailler ces jeunes.

D’un montant total dépassant le milliard d’euros, le plan prévoit, notamment des aides aux entreprises qui embaucheront de jeunes diplômés. Dès le 1er juillet et jusqu’au 28 février 2021, pour l’embauche d’un titulaire d’un CAP ou d’une licence professionnelle, elles toucheront 5 000 euros si celui-ci est mineur ou 8 000 euros s’il est majeur. Grâce à cette aide, un apprenti ne coûtera ni salaire ni cotisations sociales à l’entreprise, et cela jusqu’à ses 20 ans. Si elle sera allouée sans conditions aux entreprises de moins de 250 salariés, les autres devront, en revanche, compter au moins 5% d’alternants d’ici 2021. Sinon, elles devront rembourser les aides perçues.

Les accompagner vers l’emploi

Le plan comporte également trois autres mesures. Les apprentis disposeront désormais de six mois pour trouver un contrat au lieu de trois actuellement. Les nouveaux inscrits comme ceux déjà engagés dans un cursus seront dotés l’Etat d’un ordinateur portable. Enfin, chaque jeune qui a fait un vœu sur Parcoursup pour aller en apprentissage se verra offrir au moins une offre d’apprentissage.

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Aurélien Cadiou, le président de l’Association nationale des apprentis de France (Anaf) s’est félicité de ce plan, ce vendredi 5 juin sur BFMTV. Mais il craint que « les entreprises et les employeurs (…) considèrent peu leurs apprentis, les accompagnent peu, du fait justement que ce n’est pas un coût financier important pour eux ». Aussi, afin de s’assurer de la préservation de la qualité de l’apprentissage, il verrait d’un bon œil la conjugaison de l’aide accordée aux entreprises avec des obligations pour les entreprises. Il pense, notamment, à la formation, afin d’assurer l’accompagnement des jeunes vers l’emploi. 

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