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Compte-Nickel : déjà plus de 700 000 clients

La néobanque Compte-Nickel permet aux particuliers d’ouvrir un compte en banque de manière expresse dans les bureaux de tabac. La start-up attire certes des personnes en situation de fragilité bancaire mais pas seulement.
La néobanque Compte-Nickel compte 700 000 clients.©iStockPhoto

700 000 clients : le palier franchi par Compte-Nickel confirme la forte progression du compte à ouverture expresse dans les bureaux de tabac depuis sa création en 2014.

La néobanque capte en moyenne 30 000 nouveaux utilisateurs par mois. En un peu plus de trois ans, elle fait mieux que des banques en ligne comme Fortuneo (380 000 clients), Hello Bank (350 000) ou Bforbank (165 000) et se trouve à portée de Boursorama Banque, le leader (1,1 million).

A l’origine de son succès, un positionnement astucieux sur une cible délaissée par ses concurrents : les personnes en situation de fragilité bancaire. Selon la Banque de France, elles sont trois millions en France, dont un million d’interdits bancaires.

La start-up recrute au-delà de son cœur de cible

Chez Compte-Nickel, 60 % des clients gagnent ainsi moins que le Smic. Même si tous les services sont payants et que la carte à autorisation systématique n’est pas la plus compétitive du marché, la facture globale pour un client en difficulté s’élève en moyenne à 50 - 90 euros.

Un tarif nettement inférieur à ceux pratiqués par les réseaux classiques, dont certains viennent de revoir fortement à la hausse les frais de saisie. Reste que la start-up commence à recruter au-delà de son cœur de cible. 36 % des usagers utilisent le compte pour régler leurs voyages à l’étranger et leurs achats sur Internet.

Un nouveau levier qui devrait lui permettre d’atteindre ses objectifs : deux millions de clients et 10 000 buralistes distributeurs. Peut-être plus vite que prévu…

 

Des frais cachés qui flambent
C’est passé inaperçu, mais certains frais ont fortement augmenté en 2017. Il s’agit de ceux liés aux saisies sur comptes effectuées par les administrations en cas d’impayés. Au 1er novembre prochain, BNP Paribas va faire évoluer ces frais de 107 euros à 130 euros. Soit une hausse de 21,50 %.

A La Banque Postale, la flambée atteint 28,21 %, avec des frais passés de 78 à 100 euros cette année. Chez LCL, c’est +15,04 % (de 113 à 130 euros). Un bon filon pour les banques alors que les commissions d’intervention ponctionnées en cas d’incident sont désormais plafonnées par la loi (80 euros par mois).