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Découvert bancaire : 4 astuces pour limiter les frais

Le découvert coûte cher, mais les frais ne sont pas les mêmes selon les banques, ou selon que vous ayez ou non obtenu un découvert autorisé.
découvert banque
Si vous obtenez une autorisation de découvert de votre banque, le « rouge » vous coûtera moins cher. Crédit photo : Istock.

Etre dans le « rouge vif » ? Pour six clients de banque sur dix, cela arrive au moins une fois par an. Même une fois par mois pour un quart d’entre eux, selon une enquête publiée en juillet par le comparateur Panorabanques.com. Le « rouge vif » qualifiant ici la situation de ceux qui sont dans le rouge sans avoir d’autorisation de découvert, ou qui dépassent leur découvert autorisé.

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Les moins modestes n’y échappent pas – la moitié des personnes disposant de plus de 3000 € de revenus par mois ont au moins une fois l’an un découvert non autorisé. Se retrouver à découvert sur un compte tout en ayant les fonds sur un livret d’épargne ou un autre compte courant, par manque de suivi, demeure notamment courant.

Le hic, c’est que la note est souvent lourde : les frais liés au découvert non autorisé s’élèvent en moyenne à 60,20 € par an, selon les calculs des auteurs. Comment alléger la facture ? L’idéal est bien sûr d’éviter de tomber dans le rouge. Les outils de gestion de budget et de suivi de compte en ligne ou sur mobile et les SMS d’alerte (souvent gratuits dans les banques en ligne) peuvent s’avérer d’une aide précieuse. Et si le découvert est inévitable ? Quatre pistes pour en réduire le coût :

1 – Demandez une autorisation de découvert

Si vous obtenez une autorisation de découvert de votre banque, le « rouge » vous coûtera moins cher. Pour comprendre, il faut savoir qu’en l’absence de découvert autorisé, deux séries de frais s’appliquent. D’abord, les intérêts débiteurs, souvent appelés « agios », dont le taux varie selon les banques. Ils sont calculés en fonction du montant de votre découvert et de sa durée. Un découvert de 500 € pendant 10 jours à un taux annuel de 16 % représentera par exemple un peu plus de 2 € d’intérêts. Attention, certaines banques pratiquent un minimum forfaitaire d’agios.

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S’ajoutent les autres frais liés au découvert, au premier rang desquels les très onéreuses commissions d’intervention : pour chaque opération réalisée alors que vous êtes à découvert, la banque vous facture une somme fixe, généralement 8 € (c’est le maximum autorisé), dans la limite de 80 € par mois.

En revanche, dans le cadre d’un découvert autorisé, vous paierez certes parfois des frais de mise en place et/ou de dossier, s’élevant en moyenne à 7 € par an, selon Panorabanques.com (que vous utilisiez ou non ce découvert autorisé), mais vous serez exonéré des commissions d’intervention et le taux des agios sera moindre (voir tableau ci-dessous). Mais attention, si vous dépassez le découvert autorisé, les règles seront les mêmes que si vous n’aviez pas d’autorisation.

A savoir : Le découvert autorisé peut être demandé à la signature de votre convention de compte ou après ; vous pouvez en négocier le montant, le taux et la durée. Il est souvent inclus dans les « packages » de services proposés par les banques. Dans le cadre de ces packages, certains établissements accordent en outre des franchises de perception d’agios.

2 – Prévenez votre banquier

Si vous anticipez un dépassement de votre découvert autorisé, anticipez en appelant votre banquier pour essayer de négocier un relèvement exceptionnel de son plafond, ou le niveau des intérêts débiteurs.

S’il est trop tard et que des frais ont déjà été facturés (commissions d’intervention, minimum forfaitaire d’agios, etc.), vous pouvez encore en demander le remboursement, au moins partiel. Il sera plus à même d’accepter si la situation est exceptionnelle, ou si vous disposez par ailleurs d’épargne dans cette banque. Vous aurez plus de chances, aussi, si vos revenus y sont domiciliés.

3 – Changez de banque

Certaines banques sont moins gourmandes en frais de découvert que d’autres : comparez-les ! La plupart des banques en ligne ne facturent par exemple pas de commissions d’intervention. Et les taux d’intérêts débiteurs pratiqués y sont généralement un peu moins élevés que dans les banques classiques.

4 – Pensez aux cartes à autorisation

Enfin, les cartes bancaires à autorisation systématique, encore appelées « à contrôle de solde », peuvent être utiles pour éviter les découverts : à chaque paiement par carte ou retrait, le solde de votre compte est interrogé et la transaction n’est possible que si vous avez les fonds. Attention toutefois, votre compte pourra quand même être débiteur si vous n’êtes pas attentif, notamment à cause de chèques ou de prélèvements automatiques.