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Société Générale : la banque continue à supprimer des agences et envisage de relever ses tarifs

La banque terminera son mouvement de fermeture des agences l’année prochaine. 500 agences auront alors mis la clé sous la porte. Quant aux tarifs, les relever ne serait pas « illogique », pense la dirigeante de la banque de détail.

La Société Générale poursuit son mouvement de transformation. Dans le journal Les Echos, la directrice de la banque de détail de la Société Générale Marie-Christine Ducholet indique que, d’ici 2020, le nombre d’agences aura encore diminué. Il en restera 1 700 contre 2 200 en 2016, lors du lancement du programme de fermeture. « Celui-ci doit aussi aboutir à un nouveau dispositif d’accueil dans les agences pour améliorer le parcours client », indique-t-elle.

L’agence reste cependant indispensable, même si les différents services numériques offerts aux clients ont révolutionné le rapport avec la banque. Les clients « ont néanmoins toujours besoin de l’expertise de nos conseillers pour mener leurs opérations plus complexes, comme un prêt immobilier », pense la dirigeante qui précise qu’une fois le seuil de 1 700 agences atteint, le mouvement de fermeture se terminera.

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Augmenter les tarifs au cas par cas

Concernant les tarifs, Marie-Christine Ducholet rappelle que la banque les a gelés, comme l’a demandé le gouvernement, à la suite de la crise des « gilets jaunes ». Mais désormais, elle serait prête à revenir sur cette mesure : « Il ne serait pas illogique qu’on les relève désormais. Mais les décisions d’augmenter les tarifs se font de toute façon au cas par cas, selon les services ».

Augmenter les tarifs serait une conséquence des taux très bas qui sont pratiqués actuellement. En effet, ces taux entraînent une baisse des recettes de la banque et ils contraignent l’établissement à chercher d’autres sources de revenus. « Avec les taux positifs, il était plus facile d’offrir des services gratuits car on pouvait se rémunérer par ailleurs sur les dépôts », précise-t-elle.

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Enfin, Marie-Christine Ducholet ne prévoit pas de taxer les dépôts pour le moment. « Mais dans un environnement de taux négatifs persistants, la question se pose, fatalement, pour les très gros dépôts », conclut-elle.