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La néobanque Revolut recrute un vétéran de la finance à la tête de son conseil d’administration

La néobanque Revolut devrait aussi accueillir au sein de son conseil d'administration l’ancien patron pour l'Europe de la banque américaine Goldman Sachs.

Crédit: iStock.

La néobanque britannique Revolut va se doter d’un président du conseil d’administration en nommant un vétéran de la finance à ce nouveau poste, signe de la quête de respectabilité d’une des plus grandes « fintech » européennes. Revolut a annoncé dans un communiqué mardi avoir nommé Martin Gilbert à la tête du conseil d’administration à partir du 1er janvier 2020.

M. Gilbert connaît parfaitement les arcanes du monde de la finance, dans lequel il évolue depuis plusieurs décennies, après avoir cofondé dans les années 1980 le gérant d’actifs Aberdeen Asset Management avant que son groupe ne fusionne en 2017 avec Standard Life.

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Son arrivée illustre la volonté de Revolut, créée en 2015, d’étoffer son équipe de direction en faisant appel à des profils expérimentés de la finance afin d’accompagner son développement à l’international.

La banque mobile va en outre accueillir au sein de son conseil d’administration Michael Sherwood, ancien patron pour l’Europe de la banque américaine Goldman Sachs, selon la presse britannique. Ces derniers mois, elle avait recruté un ancien du géant bancaire HSBC comme nouveau directeur opérationnel ainsi qu’un ex-responsable de Metro Bank comme directeur financier.

« Martin est une personne expérimentée et respectée du monde financier et apporte son expérience incomparable à Revolut. Sa connaissance sera inestimable au moment où nous continuons notre mission de devenir la première vraie banque mondiale », souligne Nikolay Storonsky, le fondateur et directeur général de Revolut, qui ne cache pas ses ambitions débridées.

Revolut veut grandir vite à l’international

La néobanque tente en outre de faire oublier quelques interrogations autour de ses procédures de conformité, qui encadrent les pratiques au sein du groupe, ainsi que sur sa culture d’entreprise après avoir été critiquée pour sa rudesse envers ses employés. Elle assure toutefois vouloir évoluer vers une culture moins agressive et proposer un meilleur service à ses clients.

La banque, qui n’est pas encore rentable et emploie 1.300 personnes, a connu un rapide développement depuis son lancement et compte désormais 8 millions de clients essentiellement en Europe.

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Revolut, dont le siège est à Londres, a pour ambition de grandir vite à l’international. Elle a lancé ses services à Singapour et en Australie en 2019 et va faire son entrée sur le marché américain d’ici la fin de l’année.

Le groupe n’a en revanche rien dit mardi d’une éventuelle levée de fonds qui doit permettre de financer son expansion et pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars selon la presse britannique. Un tel montant valoriserait Revolut entre 5 et 10 milliards de dollars, ce qui en ferait la « fintech » numéro un en Europe.