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Banques: la CGT demande l’extension du plafonnement des frais d’incidents

La CGT Banques et Assurances en appelle à Emmanuel Macron pour obtenir une extension du plafonnement des frais d'incidents bancaires face aux difficultés financières générées par l'épidémie de Covid-19.

Frais d'incidents bancaires UFC Que choisir

Dans un courrier adressé au président de la République, la CGT Banques et Assurances demande l’arbitrage de ce dernier pour obtenir une extension du plafonnement des frais d’incidents. « L’urgence sociale que nous vivons exige que des mesures soient prises sans délai pour que le plafonnement puisse s’appliquer plus rapidement dans tous les établissements, dès les premières difficultés, et sur la base de critères fiables, actualisés, et connus du public », explique dans la missive Valérie Lefebvre Haussmann, la secrétaire générale du syndicat. 

Celui-ci espère également l’ouverture du « plafonnement des frais d’incidents bancaires au bénéfice des clientèles agissant pour des besoins professionnels: artisans, commerçants, travailleurs indépendants, TPE/TPI… qui connaissent le même sort que les clientèles de particuliers, avec toutes les conséquences que cela suppose »

Un premier appel

Cet appel va dans le sens de celui des associations Consommation Logement Cadre de vie (CLCV) et Union nationale des associations familiales (Unaf). En mai, elles ont demandé une généralisation du plafonnement des frais bancaires, afin de soutenir les ménages en difficulté dont la proportion va augmenter avec la crise économique provoquée par l’épidémie de coronavirus.

A LIRE >> De nouvelles mesures pour réduire encore plus les frais d’incidents bancaires

A la fin de 2018, le secteur bancaire français s’est engagé auprès du gouvernement à plafonner les frais d’incidents bancaires pour les clients détenteurs de l’«offre spécifique », mais aussi pour la clientèle fragile, alors estimée à 3,4 millions de personnes. Les bénéficiaires de l’offre spécifique ne peuvent être facturés plus de 20 euros par mois et 200 euros par an, et les personnes fragiles financièrement pas plus de 25 euros par mois.