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8% des Français dépourvus de produits d’épargne

Les détenteurs de livrets d’épargne bénéficiaires de minimas disposent de moins de 500 euros, alors que 42 % de la population générale détiennent plus de 5 000 euros, selon le Crédoc.

Plan d'épargne logement PEL
Crédit: iStock.

Une majorité des ménages dispose d’au moins un produit d’épargne, disponible immédiatement ou à moyen terme, selon une étude du Crédoc pour le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). En population générale, seuls 8 % des répondants n’en détiennent pas. C’est le cas de 19 % des ménages pauvres et de 26 % des bénéficiaires de minimas, selon l’étude. « Dans tous les groupes, les livrets d’épargne sont plébiscités parce qu’ils permettent de « faire face à l’imprévu » (73 % à 81 % des réponses), mais les montants disponibles sont très disparates entre les catégories ». Ainsi, 44 % des détenteurs parmi les bénéficiaires de minimas disposent de moins de 500 euros quand 42 % de la population générale y détient plus de 5 000 euros selon le Crédoc.

La quasi-totalité des Français ont un compte de dépôt

En 2019, la quasi-totalité de la population française (99 %) dispose d’un compte de dépôt. Fait notable : 13 % des Français sont clients d’une banque en ligne (9 % des pauvres et bénéficiaires de minimas sociaux). Environ deux-tiers des détenteurs d’un compte le consultent au moins une fois par semaine.

Par ailleurs, la connaissance du coût annuel du compte et des services associés a progressé, notamment chez les ménages les moins riches (+ 8 points), « mais elle reste parcellaire » selon l’étude : 49 % disant le savoir plutôt bien (contre 53 % des détenteurs en population générale) et 49 % plutôt mal.

10% des souscripteurs peinent à rembourser leur crédit

Enfin, les difficultés à rembourser les crédits concernent le quart des bénéficiaires de minimas ou de ménages pauvres, et seulement 10 % des souscripteurs en population générale. La situation s’est améliorée entre 2010 et 2019, notamment pour les plus défavorisés (- 12 points de difficultés déclarées pour les bénéficiaires de minimas) En 2019, moins de personnes se considèrent comme en situation de surendettement qu’en 2010 : cela concerne 10 % des bénéficiaires de minimas (contre 26 %), 7 % des ménages pauvres (18 %) et 5 % de la population générale.