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Assurances : la hausse des tarifs est modérée depuis le début de l’année

Les prix des primes d’assurance automobile et habitation ont légèrement augmenté depuis le début de l’année, mais la hausse est plus importante pour l’assurance santé.

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Crédit : iStock.

Six millions de tarifs ont été compilés pour établir le Prix des assurances de particuliers (IPAP). Ainsi, le constat semble clair : la hausse des cotisations a été modérée sur les six premiers mois de 2021, selon Assurland, qui a publié son enquête le 10 juin. Le comparateur établit que les primes d’assurance automobile et habitation ont augmenté de manière « négligeable » de 0,2% en moyenne depuis le 1er janvier. En revanche, les prix sont en hausse de 1,7% sur la même période concernant l’assurance santé, loin tout de même de certaines prévisions qui parlaient d’une augmentation de 4%, notamment l’UFC-Que Choisir en janvier dernier. L’association de défense des consommateurs avait étudié plus de 600 contrats individuels, signés auprès de 123 organismes différents, rappelle Assurland.

Le comparateur d’assurances estime que la hausse des prix des cotisations des mutuelles santé est « modérée et logique », car les coûts augmentent « inéluctablement chaque année, en raison du vieillissement de la population et de l’adoption de technologies médicales de plus en plus sophistiquées ». En fait, « se soigner va revenir de plus en plus cher », prédit Assurland. Mais les mois à venir vont certainement confirmer la hausse des cotisations santé. Les complémentaires santé ont été mises à contribution pour combler le trou de la Sécurité sociale, via une « taxe Covid », et ces dernières l’ont répercutée sur les cotisations.

Les dépenses, budgétées au départ à 4,3 milliards d’euros, atteignent 10 milliards d’euros. Les mutuelles pourraient à nouveau contribuer à renflouer le déficit de la Sécurité sociale, alors qu’elles font face à des dépenses supplémentaires, comme le rattrapage des soins à l’œuvre, la prise en charge des arrêts de travail et la baisse des cotisations perçues liées au chômage. Les prix pourraient donc encore augmenter au deuxième semestre de 2021.

Retour à la normale ?

Du côté des assurances auto, les assureurs ont appliqué des gestes commerciaux et certains ont gelé les tarifs, en raison de la baisse de la sinistralité en 2020 et 2021. En effet, il y a eu 18% de blessés en moins et 14% de tués en moins en avril 2021 par rapport à avril 2019. Les chiffres sont tout de même plus haut cette année que l’an dernier : la France était alors confinée, de manière très stricte. Les assurances habitation suivent la même logique, car le télétravail a fait baisser le nombre de sinistres à domicile. « Ainsi, en auto et en habitation, c’est davantage le ‘retour à la normale’ qui s’amorce, avec la campagne de vaccination, qui est à redouter pour les tarifs d’assurances : si le nombre de sinistres remonte brutalement, les assureurs devront-ils ajuster leurs tarifs à la hausse ? » questionne Assurland.