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Assurances : le patron d’Axa plaide pour un nouveau système d’indemnisation

Thomas Buberl, directeur général d’Axa, souhaite la mise en place d’un régime public/privé pour faire face aux pandémies.

Axa XL Groupe assurance bourse
Crédit : Istock.

Axa a débloqué 300 millions d’euros pour 15.000 établissements qui ont dû fermer en raison des restrictions sanitaires. Alors que l’assureur est encore en pleine négociation avec les restaurateurs, son directeur général, Thomas Buberl, estime que la situation est inédite. « Nous avons, pour la première fois, subi un sinistre qu’aucune assurance au monde ne peut couvrir : celui d’une pandémie et d’un confinement à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé au Parisien le 12 juin.  Ainsi, pour pouvoir assurer tout le monde dans ce cas précis, il faut, selon lui, « imaginer un nouveau mécanisme à la manière du régime public/privé mis en place pour couvrir les catastrophes naturelles et les attaques terroristes ». Il s’agirait d’un régime « similaire face aux pandémies », car, a-t-il ajouté, « il y en aura d’autres ».

Axa veut aussi réfléchir à aider ses entreprises clientes « à se protéger contre le cyber-risque et les enjeux climatiques », a encore avancé le directeur général. Par ailleurs, la prévention et la télémédecine sont des priorités pour les clients particuliers de l’assurance. Selon Thomas Buberl, les frais de santé « vont augmenter et c’est normal », car beaucoup de traitements reportés reprennent. « L’assurance, c’est un équilibre collectif qui fonctionne dans la durée », a-t-il insisté auprès de nos confrères.

Premier et principal contributeur

Concernant le soutien à l’économie, le directeur général d’Axa a rappelé que l’assurance a été « le premier et le plus important contributeur ». Ainsi, près de 400 millions d’euros ont été attribués au fonds de solidarité, rappelle Thomas Buberl, qui regrette que la reconnaissance envers le secteur de l’assurance n’ait pas été à la hauteur de son engagement.