Se connecter S’abonner

Revolut et Boursorama Banque, meilleures applis bancaires

Néobanques et banques en ligne sont davantage en pointe que les réseaux classiques sur les services digitaux. Détails.

35 % des particuliers optent désormais pour leur smartphone quand ils veulent consulter leur solde bancaire et 84 % réalisent des opérations bancaires en ligne (étude Deloitte publiée en février 2020). Dans ce contexte, le comparateur Selectra a comparé 20 applis bancaires : 6 de banques en ligne (Boursorama Banque, Fortuneo, Hello Bank, Bforbank, ING, Monabanq),  6 de néobanques (Compte Nickel, Orange Bank, N26, Revolut, Eko By CA, Ma French Bank) et 8 de banques traditionnelles (HSBC, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Crédit Mutuel, Banque Populaire, LCL, Caisse d’Epargne). Quatre critères ont été scrutés : les fonctionnalités de base (virements, notifications, gestion de la carte…), les fonctionnalités innovantes (virement instantané, agrégation de comptes, carte virtuelle…), l’ergonomie (qualité de l’interface et expérience utilisateur) et les avis clients (notes moyennes Google Play et App Store).

Une palette de services plus performants chez les acteurs digitaux

Le verdict ? Revolut décroche la première place avec une note de 9,4/10. L’appli de la néobanque britannique se distingue par son design, son ergonomie, ainsi que nombre de fonctionnalités innovantes (allocations de budgets par postes de dépenses, tirelires virtuelles, investissement en cryptomonnaies entre autres).

Boursorama Banque arrive en seconde position (note de 8,8). La banque en ligne, filiale de Société Générale, propose une appli complète avec toutes les fonctionnalités de base (blocage de la carte bancaire, paiement mobile…) et des innovations (coffre-fort numérique, agrégation de comptes).

Sur les 5 meilleures applis bancaires, aucun établissement classique n’est présent. Logique, néobanques ou banques en ligne ont fait de leurs applis une véritable arme pour aller chercher de nouveaux clients. C’est aussi leur vitrine en quelque sorte puisqu’à la différence de leurs homologues de réseaux, elles n’ont pas d’agence physique.

Une rentabilité difficile à trouver

Reste le revers de la médaille : aucun de ces acteurs 100% digitaux ne gagne pour l’heure de l’argent, y compris les banques en ligne pourtant présentes sur le marché depuis des années. ING, par exemple, vient d’annoncer
« une revue stratégique sur ses activités de banque de détail en France », un euphémisme pour dire qu’elle cherche un repreneur ou envisage un arrêt. C’est le cas aussi d’Orange Bank qui cherche un nouveau partenaire pour reprendre les 22% de Groupama au capital. Même son de cloche pour les néobanques. Revolut a publié ses résultats. En 2020, elle a encore perdu 196 millions d’euros malgré une hausse de 45% du nombre de ses clients (14,5 millions au total). En cause : les coûts d’acquisition élevés et le modèle de la gratuité qui plombent la rentabilité comme le pointe une enquête de l’ACPR.