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Les banques françaises prennent des engagements pour le climat

Une tribune a été signée par les dirigeants des grandes banques françaises. Ils s’y engagent à financer davantage les énergies renouvelables.

Epargne
Crédit : iStock.

« Vingt fois moins de charbon que d’énergie renouvelable : l’engagement des banques françaises pour le climat est une réalité ». Les patrons de BNP Paribas, du Crédit Agricole S.A, de La Banque Postale, du Groupe BPCE, de la Société Générale et du Crédit Mutuel signent une tribune dans Les Echos le 18 octobre dans laquelle ils s’engagent à financer encore plus les énergies renouvelables, au détriment des énergies carbonées. « Plus de 41 milliards d’euros » à la fin 2019, et « 44,3 milliards d’euros » en 2020, soit une hausse de 8% des financements dans les énergies décarbonées. « En 2021, le financement des entreprises impliquées dans le charbon continue à baisser, désormais à 2,1 milliards d’euros », indiquent encore les dirigeants des banques françaises.

Quant aux hydrocarbures non conventionnels, les banques tricolores arrêteront de les financer dès janvier 2022. « Nous ne financerons plus les projets dédiés et les entreprises dont la part d’hydrocarbures non conventionnels dans l’exploration et la production serait, concernant le pétrole de schiste, le gaz de schiste, les sables bitumineux, au-delà de 30 % de leur activité », précise la tribune. Chaque établissement respectera ce plafond et fixera son propre seuil. Les banques souhaitent accompagner leurs clients dans la transition écologique, « dans la réduction de leurs activités les plus polluantes et par l’accélération des financements d’activités nouvelles », indiquent les patrons des six banques membres de la Fédération bancaire française (FBF).

Un prêt pour financer les travaux de rénovation

D’après le cabinet McKinsey, qui a publié une étude sur l’engagement climatique des établissements bancaires, « plus de 28.000 milliards d’euros devraient (…) être investis en Europe d’ici à 2050 pour atteindre une neutralité carbone ». C’est une opportunité à saisir pour les banques. Les secteurs identifiés par l’expert sont les transports (12.000 milliards d’euros) avec les infrastructures de recharge et la transformation des véhicules en électrique, la construction (8.000 milliards d’euros), les infrastructures (4.000 milliards d’euros) et, enfin, l’énergie (2.500 milliards d’euros). 

Concernant la banque de détail, les opportunités se trouveraient dans le financement de la rénovation des logements énergivores, habités par les personnes âgées qui ne peuvent les payer. Il s’agirait de créer un « prêt avance rénovation », précise le quotidien Les Echos, avec des modalités de remboursement spécifiques, au moment de la revente du bien ou du décès de la personne qui l’habite. Ces prêts pourraient être proposés par les banques de détail dès le début de l’année prochaine.