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Complémentaires santé : des coûts variables d’un département à l’autre

La prime annuelle des complémentaires santé possède des coûts variables selon les départements où vivent les assurés, mais aussi en fonction de leur âge.

complémentaires santé
Crédit: iStock.

On l’entend souvent, la santé, c’est le plus important. Celle-ci a beau primer sur d’autres sujets, elle n’en reste pas moins coûteuse. Une étude, réalisée – entre le 18 août et le 18 septembre 2021 sur plus de 100 assureurs – par Meilleurtaux.com et relayée par Le Parisien dresse d’ailleurs un état des lieux national au sujet du montant de la prime annuelle des complémentaires santé. Conclusion : le coût est variable d’un département à l’autre. Pour ce faire, le comparateur a observé les tarifs en vigueur des assureurs et des mutuelles proposés sur son site en étudiant quatre profils d’assurés : un salarié de 25 ans, une famille (deux adultes et deux enfants), un couple de 60 ans en garanties « classiques » et un autre duo de seniors en garanties « renforcées ».

Globalement, les départements de la région parisienne et du Sud-Est de la France restent ceux qui affichent les primes les plus importantes. Quels que soient les profils observés, Paris est toujours sur le podium. Outre les trois départements d’Alsace-Moselle qui continuent de bénéficier d’un régime local de sécurité sociale qui leur est propre, la Bretagne et le Centre ouest peuvent se targuer d’être les moins chers. Cependant, attention à une augmentation de la prime moyenne qui concerne tous les profils avec le dépassement inédit de la barre des 1 100 euros annuels pour une famille.

Des primes de complémentaires santé indexées sur l’offre de soins

Pour les jeunes salariés, la différence entre les départements les plus onéreux et les moins coûteux se compte seulement en dizaines d’euros. Celle-ci peut néanmoins atteindre 150 euros par an pour une famille, et grimpe même jusqu’à 550 euros pour un couple de sexagénaires en garanties « renforcées ». Des disparités de prix principalement corrélées avec les habitudes de consommation dans chaque espace géographique français. « A Paris, en Ile-de-France et en région Paca (Provence-Alpes-Côte d’Azur), nous sommes dans des zones urbaines avec une forte densité de professionnels de santé, qui pratiquent d’ailleurs davantage des dépassements d’honoraires, et une consommation de médicaments plus forte, détaille au Parisien le porte-parole de Meilleurtaux-Assurance, Fabien Soccio.

« Pour fixer leurs primes, les assureurs regardent les dépenses réalisées par territoire, les attentes des assurés et vont fixer les tarifs correspondants », poursuit Fabien Soccio. Ainsi, à l’inverse, les départements qui pratiquent des tarifs moins élevés sont ceux qui ont une consommation moins importante en matière de santé. Un chiffre plus bas, notamment en raison des déserts médicaux qui rallongent les délais d’attente : « En clair, dans ces zones, on ne va pas prendre sa voiture pour faire des kilomètres afin d’aller voir un médecin pour un simple rhume », synthétise Fabien Soccio.