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L’UFC-Que Choisir alerte sur le coût exorbitant des frais bancaires de succession

Au moment de la clôture du compte bancaire d’un défunt, les frais de banque sont en moyenne de 233 euros pour une succession de 20.000 euros, selon une étude de l’association de consommateurs.

Frais bancaires
Crédit: iStock.

Les frais bancaires de succession sont les frais prélevés à la clôture du compte d’un défunt. Ils permettent de rémunérer le traitement des opérations administratives jusqu’au transfert des avoirs aux héritiers. L’UFC-Que Choisir a étudié les brochures tarifaires des établissements bancaires représentatifs du secteur. Selon l’association de consommateurs, ces frais atteignent en moyenne 233 euros, si l’on prend comme base un héritage de 20.000 euros. Un chiffre qui a augmenté de 28% depuis 2012, précise l’étude publiée vendredi 29 octobre.

« Cette moyenne masque toutefois d’énormes disparités – mettant en évidence que ces frais échappent à toute logique économique –, puisqu’ils varient du simple (120 euros au Crédit mutuel Centre Est Europe) au quadruple (527 euros au LCL) selon les établissements », souligne L’UFC-Que Choisir dans son communiqué. 

Des frais trois fois plus élevés qu’en Espagne

Autre fait dénoncé par l’association : le montant des frais pour faire un virement externe, c’est-à-dire si l’héritier n’est pas client de la même banque que le défunt mais domicilié chez la concurrence. Ces virements sont alors « facturés à prix d’or », 145 euros en moyenne, alors que « ce service est habituellement gratuit pour les vivants », déplore L’UFC-Que Choisir. 

En comparaison avec d’autres pays européens, les frais bancaires de succession sont deux fois plus importants en France, relève l’association de consommateurs. Ainsi, en Belgique et en Italie, ces frais s’élèvent à 107 euros et 112 euros. En France, les frais sont même trois fois plus élevés qu’en Espagne où les prix atteignent 80 euros. Face à cette situation et à « l’incapacité patente du marché à générer une quelconque modération des frais bancaires de succession », L’UFC-Que Choisir appelle à leur « strict encadrement ». L’association demande leur plafonnement à « un niveau couvrant les coûts réellement supportés par les banques ».