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Crédit immobilier : l’assurance emprunteur de votre banque reste souvent la plus chère

Mettre votre banque en concurrence pour trouver une assurance emprunteur moins onéreuse pourrait vous permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros, voire de décrocher un crédit immobilier.

Assurance
Crédit : Istock

Une différence de plusieurs milliers d’euros. Voilà ce que vous pouvez espérer en comparant l’assurance emprunteur proposée par votre banque, selon une étude d’Assurland publiée jeudi 18 novembre. La délégation d’assurance pourrait même permettre aux candidats à l’emprunt un peu « justes » de décrocher un crédit immobilier. Reprenant une étude récente du courtier Pretto, l’assurance pèse à hauteur de 37% sur le coût d’un prêt de 200.000 euros.

Assurland souligne que si l’assurance emprunteur rapporte de plus en plus aux banques, c’est en partie parce que la majorité des souscripteurs ne savent pas qu’ils peuvent refuser le contrat proposé par leur banque. Selon le site, des bancassureurs n’hésiteraient pas à conditionner l’accord d’un crédit immobilier à la conclusion d’un contrat. De ce fait, le marché de l’assurance emprunteur est détenu à 87% par les banques. La délégation d’assurance permettrait pourtant d’économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros sur son crédit immobilier.

Un impact sur le taux d’endettement

Pour parvenir à cette conclusion, le site a réalisé plusieurs simulations à l’aide de son comparateur. Quatre profils ont été créés et, sur la durée du prêt, les économies oscillent entre 7.000 euros et 44.000 euros. Autre avantage, la délégation d’assurance peut également réduire le taux d’endettement, puisque son coût est inclus dans le taux d’effort de l’emprunteur. Ainsi, un candidat à l’emprunt dont le taux d’endettement est supérieur peut espérer passer sous ce seuil grâce à la délégation et donc décrocher un crédit immobilier.

Le site met enfin en avant le fait que des astuces existent pour limiter le poids de l’assurance emprunteur. « Limiter la quotité des co-emprunteurs à 100%, bien choisir son mode de cotisation, opter pour une formule ‘minimum’ couvrant uniquement le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) » sont des moyens avancés pour limiter son coût.