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Banques : les frais bancaires augmentent sensiblement en 2022 selon la CLCV

Les frais bancaires vont augmenter de 2,5% au 1er février 2022 en France pour deux consommateurs sur trois, selon l’association.

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Crédit : iStock.

Il n’y a pas que les prix de l’énergie ou encore des produits du quotidien qui vont flamber cette année : les tarifs bancaires vont, eux aussi, augmenter sensiblement pour certains consommateurs. « Le coût moyen de notre panier en métropole (…) est en hausse de plus de 2,5% », annonce l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) dans une étude publiée le mardi 4 janvier. Cette hausse est constatée sur deux des trois profils de consommateurs étudiés. L’association a pris en compte les tarifs en vigueur au 1er février 2022 dans 127 établissements. En effet, les frais bancaires vont rester stables pour le profil « gros consommateur », avec une légère hausse de 0,27%. En revanche, ils vont augmenter sensiblement pour le profil « petit consommateur » (+2,58%) et pour le profil « consommateur moyen » (+2,70%).

La CLCV a identifié les causes de ces augmentations de tarifs : le coût des cartes en fait partie, notamment celle à débit immédiat (+1,3%). Ensuite, les frais de tenue de compte sont aussi en hausse, de 2,4%. Certains établissements ont aussi décidé de baisser le nombre de retraits déplacés gratuits. Parmi les établissements qui vont augmenter ces prix, l’association évoque la Banque Postale, la BNP Paribas, LCL et la Société Générale. Par ailleurs, d’autres coûts peuvent évoluer, pour des opérations moins fréquentes, notamment les frais sur les virements occasionnels, effectués en agence, en hausse de 3,1%. Idem pour l’émission de chèques de banque (+3,2%) et le transfert d’un plan épargne logement (+2,3%). 

Faire jouer la concurrence

Le coût moyen du panier du « petit consommateur » sera de 68,14 euros par an selon la CLCV, tandis que celui du « consommateur moyen » (compte utilisé par deux personnes avec un service supérieur) sera de 149,32 euros par an. « Nos classements à l’échelon national et par département font apparaître de véritables écarts de facturation pour un même panier, le consommateur ayant intérêt à faire jouer la concurrence », précise le communiqué de l’association de défense des consommateurs. 

Par ailleurs, la CLCV s’interroge sur les offres groupées, les « packages », qui proposent un prix au forfait mais qui ne sont pas adaptés à tous les profils. Parfois les services « à la carte » seraient plus favorables. « Si nous constatons cette année une amélioration sur notre ‘consommateur moyen’ puisque l’offre groupée est la solution la moins chère dans 63,4% des établissements métropolitains, elle ne reste avantageuse que dans un cas sur deux pour notre ‘gros consommateur’ et pour seulement six établissements pour notre ‘petit consommateur’ », précise l’association.