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Non-remboursement de fraude bancaire : 12 banques visées par une plainte de l’UFC-Que Choisir

Une douzaine de banques sont visées par une plainte de l’UFC-Que Choisir qui les accuse de refuser de rembourser leurs clients victimes de fraude.

fraude
L’application Percev@l permet à un particulier de signaler qu’il est victime d’une fraude à la carte bancaire.

Douze établissements bancaires sont visés par une plainte pour non-remboursement de fraude bancaire déposée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, mardi 28 juin.  Dans sa plainte pour « pratiques commerciales trompeuses », UFC-Que Choisir vise La Banque postale, Crédit agricole, Banque populaire, BNP Paribas, Société générale, CIC, LCL, Boursorama, ING, Nickel, Cetelem et Floa Banque.

Selon l’association, qui a analysé 4.300 signalements pour refus de remboursement, dont 60% concernent un préjudice supérieur à 4.000 euros et pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros, les banques font croire aux consommateurs « qu’ils n’ont aucun droit au remboursement » et « les dupent sur l’étendue de leurs droits ».

« Une industrialisation du traitement »

« La méthode la plus répandue consiste à accuser les victimes de ‘négligence’. Un alibi qui n’est pas recevable et d’autant moins quand l’opération a été validée avec le seul SMS. Arrive en deuxième position le refus systématique de rembourser en cas d’authentification renforcée, sans que la banque n’apporte la preuve que son client est à l’origine du paiement. Au pied du podium, d’autres banques tentent de se justifier en indiquant que leur assurance refuse toute prise en charge », ce qui n’est pas un motif valable, dénonce UFC-Que Choisir dans un communiqué.

Pour Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique d’UFC-Que Choisir, les réponses des banques montrent « une industrialisation du traitement », en infraction avec le Code monétaire et financier qui circonscrit les critères de refus de remboursement. « La banque doit démontrer en quoi (les clients) ont été négligents, un par un », estime-t-il.

Intensifier les contrôles contre la fraude

L’association a également saisi l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le régulateur des banques et des assureurs, et Bercy « pour intensifier les contrôles et instaurer un cadre garantissant l’effectivité du droit au remboursement des victimes de fraudes ».

En avril 2021, la Banque de France et l’ACPR avaient appelé les acteurs du paiement à rembourser mieux et plus vite en cas de fraude. La Fédération bancaire française avait répondu que les banques remboursaient 85% des paiements par carte frauduleux mais qu’ils n’étaient « pas automatiques car il convient de vérifier que la contestation n’a pas pour origine un litige commercial, que la fraude ne vient pas d’une négligence grave ou que la contestation n’est pas faite hors délais légaux par exemple ».