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Travaux, assurance : ce que le réchauffement climatique va coûter aux propriétaires

Conséquence du réchauffement climatique, de nombreuses habitations subissent des dégâts liés au mouvement des sols argileux. Les travaux nécessaires atteignent rapidement des montants importants.

Assurance

Le réchauffement climatique affecte la nature, mais aussi par conséquent les marchés immobiliers et de l’assurance. Parmi les phénomènes les plus problématiques, figure celui des mouvements de terrains, particulièrement important sur sol argileux. Selon Le Parisien, l’Île-de-France est particulièrement exposée en raison de la nature de ses sols. La région devrait connaître au cours des prochaines années une explosion des dégâts, et donc des travaux et des primes d’assurance. Ce phénomène est lié aux périodes de sécheresse toujours plus longues qui font se contracter l’argile. Soumise ensuite à de fortes pluies, elle gonfle à nouveau. Ces mouvements peuvent largement fragiliser les structures et fissurer la pierre, au point de rendre un logement inhabitable.

Une facture d’assurance toujours plus lourde

Pour le propriétaire, le montant des travaux peut vite se chiffrer en centaines de milliers d’euros. En 40 ans, le coût des sinistres liés aux aléas climatiques a quadruplé, avoisinant désormais les quatre milliards d’euros par an. Ce chiffre devrait encore augmenter.

Rien qu’en Île-de France, 350.000 maisons se trouvent dans une « zone d’aléas moyens à forts ». L’indemnisation moyenne au titre de catastrophes naturelles est actuellement de 15.000 euros, précise Le Parisien. Ce qui représente actuellement un budget de 32 millions d’euros pour la région. Mais selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) d’Île-de-France, ce chiffre devrait être multiplié par près de quatre d’ici 2050. Les primes d’assurance risquent également d’exploser dans les secteurs les plus soumis à ces aléas.