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Banque et assurance : pas d’alerte « immédiate » selon le régulateur

Malgré de bons chiffres, « la période qui s’ouvre, en particulier l’année 2023, appelle cependant à la vigilance compte tenu des nombreuses incertitudes qui l’entourent » selon l’ACPR.

banque et assurance

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le régulateur du secteur bancaire et de l’assurance, a estimé jeudi dans un rapport que 2022 devrait « rester favorable en termes de résultats », malgré la multiplication des crises.

Reconnaissant une situation « compliquée » avec un enchainement de chocs, entre le Covid-19, la guerre en Ukraine et ses conséquences sur le prix de l’énergie et l’inflation, le secrétaire général de l’ACPR a toutefois estimé qu’il n’y avait pas « d’alerte immédiate pour le moment ». « On constate une extrême résilience (des deux secteurs) aux chocs », a-t-il ajouté.

Banque et assurance, quel horizon en 2023 ?

Parmi les facteurs pouvant expliquer une telle solidité, l’ACPR note dans sa présentation « des résultats bénéficiaires historiquement élevés en 2021 », « une très bonne situation de solvabilité », et « une activité toujours soutenue en 2022 dans la fourniture de crédit tant aux ménages qu’aux entreprises ».

A fin 2021, le ratio de solvabilité des banques, qui détermine le niveau de réserve du secteur pour faire face aux chocs, était de 16,3%, un niveau historique, contre 16,1% à fin 2020. Côté assurances, la solvabilité de l’ensemble du secteur s’établissait à 253% à fin 2021, contre 242% un an plus tôt.

Malgré ces bons chiffres, « la période qui s’ouvre, en particulier l’année 2023, appelle cependant à la vigilance compte tenu des nombreuses incertitudes qui l’entourent », signale le régulateur. La solidité des deux secteurs ne doit « pas donner lieu à de la complaisance », a averti Emmanuelle Assouan, directrice générale déléguée en charge du pôle de stabilité financière.