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Tarification bancaire : en 2023, la majorité des banques vont pratiquer des hausses

En matière de tarification bancaire, les banques ont tenté de s’aligner sur la volonté du Gouvernement de contenir la hausse à 2 %. Détails.

tarification bancaire
Crédit: iStock.

La volonté du Gouvernement de contenir la hausse des opérations bancaires courantes à 2% pourra-t-elle être tenue ? C’est dans ce contexte que Consommation Logement Cadre de vie a élaboré son palmarès 2023 portant sur les tarifs bancaires en vigueur au 1er février 2023, avant de le divulguer, mardi 3 janvier. Pour réaliser cette étude sur la tarification bancaire, l’association nationale de défense des consommateurs et usagers a scruté les prix de 118 établissements situés en métropole et dans les outre-mer, avant de les comparer à ceux qu’ils avaient observés lors de la dernière étude réalisée qui s’intéressait aux tarifs au 1er février 2022.

La tarification bancaire stable pour le petit consommateur

En retenant la formule la moins chère entre la souscription des produits à l’unité et l’offre groupée des services, le coût moyen du panier métropolitain est stable pour le « petit consommateur » de services. En revanche, dans la moitié des banques, la facture sera plus lourde. Dans les deux tiers des établissements bancaires, les paniers de services du « consommateur moyen » et du « gros consommateur », seront, eux, plus chers au 1er février 2023 par rapport au 1er février 2022. En effet, comme l’a relevé l’association, toutes banques confondues, le coût moyen est respectivement en augmentation de 1,24% et 0,89%.

Ce sont principalement l’évolution du prix des frais de tenue de compte, la diminution du nombre de retraits gratuits ou encore l’assurance des moyens de paiement qui tirent la hausse. Et il n’y a pas que ces opérations qui connaissent des augmentations. Certaines, qui ne sont pas incluses dans les paniers de services, en rencontrent également : c’est par exemple le cas des chèques de banque (0,73%), des opérations de transfert de PEL (1,25%), des virements occasionnels en agence (0,34%), des oppositions sur chèque (0.27%) et de la saisie attribution (1,26%).

Outre la fixation à 1 euro de la cotisation de l’offre destinée aux clientèles fragiles (OCF), les banques ont fourni les efforts demandés, dans un contexte de crise du pouvoir d’achat et d’inflation. Par exemple, l’association cite l’exonération de frais d’incidents listés dans les engagements pour les titulaires de l’OCF, pratiquée dans de plus en plus d’établissements, ou encore le plafonnement applicable à tous les clients. Mais il ne faudra pas s’en contenter, et l’association plaide pour une intensification des efforts à l’avenir.