Dans le sillage d’Orange Bank, de nouveaux services bancaires arrivent

Crédit Mutuel-Arkéa et Crédit Agricole s’apprêtent à lancer de nouveaux services bancaires. A mettre en comparaison avec l’offre d’Orange Bank.

Avec son offre Eko, le Crédit Agricole veut se positionner sur l'entrée de gamme bancaire. ©Thinstock

Il n’y a pas que les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle en cette saison… Les nouvelles offres de services bancaires se multiplient également. D’ici à la fin de l’année, Crédit Mutuel ­Arkéa et sa start-up Nouvelle Vague devraient ajouter à Max, l’assistant financier 100 % mobile lancé en septembre dernier, une carte bancaire innovante qui permettra d’agréger toutes les autres cartes du client. Lors du paiement, ce dernier choisira le compte à débiter.

Eko veut se positionner sur l’entrée de gamme

Autre poids lourd à parier sur le digital : Crédit Agricole. Avec Eko, il veut se positionner sur l’entrée de gamme bancaire (voir tableau ci-dessous). Le client choisit à l’ouverture (en ligne ou en agence) la caisse dans laquelle le compte sera domicilié. Pour deux euros par mois, il bénéficie d’une carte gratuite. Seuls les retraits hors réseau sont facturés au-delà de 25 opérations par an (10 hors zone Sepa). Pas de ­découvert possible. Tout est pilotable par smartphone (blocage/déblocage de la carte, prise de rendez-vous avec le conseiller, relèvement des plafonds…) et l’agrégation de comptes sera active début 2018.

Bonus : toute la gamme financière du réseau est accessible (crédit immobilier, produits d’épargne…). Un atout dont ne peut se targuer Orange Bank. Pour l’heure, seul un livret rémunéré à 1 % brut est ouvert aux clients, mais du crédit à la consommation devrait arriver début 2018.

Côté banque au quotidien, à condition de se cantonner à la zone euro/ Sepa et de réaliser au moins trois opérations par mois (paiements, retraits), tout est gratuit. Orange Bank s’est aussi alignée sur les standards des néobanques : ­solde du compte en temps réel, virements par SMS…

Mais, à la différence de ces dernières, le découvert est possible (16 % d’intérêts débiteurs pour les découverts non autorisés). Un bémol : les services sont nettement moins intéressants à l’international.

Les paiements, par exemple, sont ponctionnés de 2 %, alors que N26 ou C-Zam ne font rien payer. En outre, si le nouvel entrant met en avant son réseau physique, toute demande d’opération à un conseiller est payante (5 euros). Finalement, pas de rupture, mais une dose de concurrence supplémentaire injectée dans un secteur déjà bien chahuté ces derniers temps.

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