Cybersécurité: les banques françaises sont mal protégées

Une étude de la cybersécurité de 60 banques de détail en Europe, réalisée pendant la crise du coronavirus, révèle des écarts importants dans les moyens mis en œuvre par les différents établissements en matière de protection face au risque de cyberattaques.

Quatre des huit établissements français figurent dans le groupe C, le moins performant. Crédit: iStock.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les particuliers ont fait l’objet de nombreuses tentatives d’arnaques ou d’hameçonnage. Les banques n’ont pas été épargnées par les tentatives de cyberattaques. Une étude centrée sur l’Europe, et publiée jeudi 25 juin, par D-Rating, une agence de notation des performances numériques, fait le point sur les moyens déployés par 60 banques de détail.

Les performances de huit établissements français ont été étudiées. Dans l’ensemble, les résultats obtenus par Arkea, la Banque Populaire, BNP Paribas, la Caisse d’Epargne, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, Orange Bank et la Société Générale ne sont pas bons. Quatre établissements sur huit figurent même dans le groupe C, le moins bien noté.

Alors, forcément, les résultats français, en matière de protection des accès aux canaux digitaux, se situent en dessous de la moyenne des 60 banques étudiées. Ce constat vaut aussi bien pour les sites web que pour les applications mobiles. A cela s’ajoute le fait que les banques de réseau affichent des notes généralement inférieures à celles des néobanques.

De plus en plus de cyber-incidents

Si les établissements français sont en queue de classement, les banques de la zone rhénane sont en moyenne les plus performantes. Et tout particulièrement, celles basées en Suisse. Et, d’une manière générale, « les néobanques offrent en moyenne un niveau de protection plus important que les banques de réseau sur le canal web, mais pas sur le canal app », précise l’étude. 

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L’enquête a été réalisée entre le 1er mars et le 11 mai dernier, en pleine crise sanitaire. Une période d’autant plus cruciale que les crises sont propices aux cyberattaques. Si elle précise qu’en termes financiers, le coût total des cyber-incidents soit difficile à établir, l’étude rappelle qu’en 2018, leur impact sur l’économie mondiale « était estimé entre 45 et 654 milliards de dollars US » soit entre 40,12 et 583,12 milliards d’euros. Par ailleurs, le coût moyen des cyber-incidents aurait augmenté de 72% au cours des cinq dernières années. 

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