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Les Français sont de plus en plus nombreux à changer de banque 

En 2019, 5,5% des Français ont changé de banque. Cela peut paraître peu, mais ce chiffre est en constante augmentation, selon les études de Bain & Company. En 2018, 4,8% faisaient des infidélités à leur banquier et en 2014, c’était 2,5%. C’est surtout le cas chez les clients plus aisés et les plus jeunes. Les moins de 25 ans sont 8,4% à avoir quitté leur établissement, contre 4,4% en 2018. Près d’une personne interrogée sur deux pourrait ainsi se tourner vers des acteurs non-bancaires pour certains services, contre un sur trois l’année d’avant. 

De nouveaux usages et de nouveaux acteurs 

« Comme c’est le cas depuis cinq ans, ce sont les banques en ligne qui profitent le plus de cette mobilité, au détriment des banques mutualistes et commerciales traditionnelles », explique l’étude. En effet, les nouveaux usages plus digitaux poussent certains clients à se tourner vers les nouveaux venus du monde bancaire, les banques en ligne et même les néobanques. 

La crise du coronavirus et les habitudes prises pendant le confinement devraient encore plus renforcer cette digitalisation. « Dans un contexte de mobilité client accrue et de fragmentation de la relation bancaire, l’accélération des usages digitaux déclenchée par la crise et la volonté des clients de maintenir ces nouveaux usages pourrait rebattre les cartes du marché », précise Julien Bet, associé de Bain & Company et co-auteur de l’étude. 

Pendant le confinement, le taux de personnes qui ont souscrit leur dernier produit bancaire en ligne a augmenté de 20 points. Habituellement, cet indicateur montait de quatre ou cinq points chaque année. La moitié des clients se sont mis à effectuer des opérations sur internet plutôt qu’en agence et aimeraient continuer ainsi. 

A LIRE >> Frais d’incidents bancaires: l’UFC-Que Choisir interpelle le gouvernement

L’épargne reste chez les banques traditionnelles 

Si les nouveaux acteurs bancaires attirent beaucoup pour les opérations quotidiennes, l’épargne reste la chasse gardée des établissements traditionnels. Seuls 4% des clients feraient confiance aux banques en ligne et néobanques pour placer leurs économies.  « En matière d’épargne, il existe aujourd’hui un fort potentiel inexploité chez des épargnants, qui privilégient encore des placements peu attractifs pour eux-mêmes et pour les banques », indique Ada Di Marzo, co-auteur de l’étude. Encore faut-il que les banques s’adaptent aux besoins des clients. 67% d’entre eux affirment rencontrer des difficultés dans la gestion de leur épargne. 

Rédaction Mieux Vivre

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