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Grèves à Ryanair : la compagnie n’est pas tenue de vous indemniser

Selon deux décisions de justice rendues jeudi 21 mars, la compagnie aérienne low cost n’est pas obligée de dédommager les clients lésés en plus du remboursement.

Ryanair

La grève n’est pas une « circonstance exceptionnelle ». C’est dans ce sens que deux décisions de justice ont été rendues jeudi 21 mars par le tribunal de Cologne (Allemagne) et par le juge de paix de Catane (Italie) concernant l’indemnisation des passagers lésés par les grèves qu’a connu Ryanair, la compagnie aérienne low-cost.

En cas de retard ou d’annulation d’un vol, le passager peut soit être réacheminé sur un autre vol, soit son billet peut être remboursé, mais uniquement s’il renonce à son voyage, explique le ministère de la Transition écologique et solidaire, qui gère les transports. Dans le cas d’un réacheminement, la compagnie doit prendre en charge le passager (rafraîchissement, restauration, hébergement si nécessaire). En outre, le passager dispose d’un droit d’indemnisation, mais qui ne peut être mis en œuvre si l’annulation est due à des circonstances extraordinaires.

Assistance complète

« Nous nous félicitons des décisions du tribunal du district de Cologne en Allemagne et du juge de paix de Catane en Italie confirmant qu’aucune indemnité n’est due aux clients lorsque le retard/l’annulation (en raison de grève) est indépendant de la volonté de la compagnie aérienne », a déclaré Kenny Jacobs, le directeur du marketing de Ryanair, cité par Le Figaro.

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La compagnie aérienne a tenu à réaffirmer qu’elle se conforme pleinement à la directive européenne relative à l’annulation ou au retard important d’un vol et qu’elle a « réacheminé ou remboursé tous les clients concernés par le petit nombre de retards/annulations dû aux grèves et a fourni une assistance complète aux clients, y compris l’hébergement, les repas et le réacheminement ».

Une meilleure rémunération

Ryanair a connu de nombreuses perturbations l’année dernière. Son personnel navigant et ses pilotes ont fait grèves dans plusieurs pays européens entraînant la suppression de centaines de vols. Ils demandaient l’instauration d’un salaire minimum et que leurs contrats soient rédigé en droit local et non pas en droit irlandais, pays d’origine de la compagnie, considéré comme moins avantageux et moins coûteux pour la compagnie. Le patron de Ryanair, Michael O’Leary, avait déclaré en septembre qu’il ne comptait pas « s’écraser » devant les syndicats grévistes.