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Carburant : ces prix qui montent, qui montent, qui montent…

Les prix des carburants approchent les records d’octobre 2018, au moment de la naissance du mouvement des gilets jaunes.

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Crédit: istock.

C’était en novembre 2018 : le mouvement des gilets jaunes organisait ses premiers rassemblements, ses premières occupations de rond-point, pour protester contre des carburants devenus trop cher et l’augmentation de la fiscalité sur ceux-ci. Six mois plus tard, après avoir décrus, les prix à la pompe sont revenus à un niveau quasiment identique à l’automne 2018.

Proche des records

Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, un litre de sans-plomb 95 coûtait en moyenne 1,5802 euro le 29 avril, ce qui approche du record de 2013, où le prix tutoyait les 1,60 euro du litre. Quand au litre de gazole, il s’élevait en moyenne à 1,4818 euro. Début janvier 2019, les prix des carburants avaient particulièrement baissé : il fallait compter 1,41 euro pour un litre de sans-plomb 95 et 1,38 euro pour un litre de gazole, rappelle Le Parisien.

L’explication est à chercher du côté des prix du baril de pétrole, selon BFM. Il y a quelques semaines, un baril de pétrole de brut coûtait entre 65 et 75 dollars. Une augmentation liée aux décisions des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour réduire leur production et faire augmenter les prix. Également, l’Iran et le Venezuela, deux gros producteurs, sont sous le coup de sanctions prises par les Etats-Unis, ce qui n’arrange pas la situation. Même si ces tarifs ont rebaissé depuis (le baril se situe entre 60 et 70 dollars désormais), la baisse ne se fera pas sentir tout de suite à la pompe.

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Et la fiscalité ?

Une hausse qui n’a rien à voir avec la fiscalité, a tenu à souligner un conseiller de l’Elysée, même si depuis 2013, la part des taxes dans le prix d’un litre d’essence sans plomb est passé de 50,4% en février 2013 à 61,3% en avril 2019. Pour le gazole, la part des taxes dans le prix est passé de 46,8% à 56,7%. Par conséquent, les variations des prix du baril se font sentir un peu plus facilement que par le passé. « Peut-être que par rapport à la dernière fois, il y aura une plus forte compréhension de la part des Français sur la raison de l’augmentation des prix », espère ce même conseiller.