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Carburants: ce n’est pas le gouvernement qui fera baisser les prix

L'exécutif a pourtant plusieurs leviers à sa disposition pour faire baisser les prix à la pompe. Explications.

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Crédit: iStock.

Alors que les tarifs des carburants tutoient de nouveau les sommets, le gouvernement n’envisage pas de modifier la fiscalité. Mardi 7 mai, le ministre de la Transition écologique et solidaire a fait un constat, en répondant à une question d’un sénateur : « Les prix du pétrole augmentent aujourd’hui sur les marchés mondiaux, ils sont très volatils. Aujourd’hui malheureusement ils sont orientés à la hausse pour tout un tas de raisons internationales », relate Le Figaro.

Dix centimes représentent quatre milliards d’euros

Concernant une possible baisse des taxes qui permettrait d’atténuer la hausse de ces derniers jours pour le porte-monnaie des Français, François de Rugy s’y est refusé : « Les prix ont augmenté depuis le début de l’année d’environ dix centimes sur l’essence et le gazole. Si on baissait les taxes de dix centimes ça voudrait dire qu’il faut trouver quatre milliards d’euros dans le budget de l’Etat, vous voyez bien que ça n’est pas très sérieux ». « S’endetter pour subventionner indirectement l’importation de pétrole ce ne serait pas sérieux non plus », a-t-il ajouté.

Actuellement en France, la part des taxes dans le prix d’un litre d’essence ou de gazole représente 60%, explique Le Monde. Cette part est principalement composée de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE, dont la taxe carbone) et la TVA.

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Une taxe flottante ?

L’autre idée pour diminuer les prix des carburants, ce serait de mettre en place une taxe flottante comme elle a pu exister en France entre 2000 et 2002. Une hypothèse balayée par François de Rugy : « Elle a été instaurée en 2000 et comme elle n’arrivait pas à suivre les mouvements de hausse ou de baisse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, et qu’elle était toujours à contre-temps, elle a fini par être abandonnée en 2002 ».

Pour lui, la seule solution reste de réduire la dépendance de la France au pétrole. Il a notamment rappelé le fait que 8 000 primes à la casse sont actuellement distribuées par semaine pour changer de voiture, que le chèque énergie permet d’atténuer les factures et que des mesures existent pour changer de chaudière.