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Le Crédit à la consommation connaît un regain de popularité et inquiète les autorités

La croissance des crédits à la consommation aux particuliers s'est élevée à 6,7% au troisième trimestre, après 5,7% au deuxième.

crédit immobilier
Crédit : iStock.

Les crédits à la consommation font-ils leur grand retour dans le cœur des ménages français ? Après un début d’année poussif, ce produit connaît un regain d’activité. Selon des statistiques publiées par la Banque de France le 30 décembre, et  relayées par Les Echos, la croissance des crédits à la consommation aux particuliers s’est élevée à 6,7% au troisième trimestre, après 5,7% au deuxième.

Si l’on ajoute les entrepreneurs individuels, la croissance de ce produit est même de 6,2%, soit légèrement plus que la moyenne européenne. Si ces chiffres restent loin de ceux enregistrés en 2000, avec une croissance de plus de 10%, ce produit qui permet de financer des achats ou des travaux de 200 à 75 000 euros, connaît un regain d’activité.

Baisse des taux

Ce sont principalement les financements de voitures d’occasion qui tirent le marché vers le haut avec une croissance de 147,5% au troisième trimestre, juste devant les travaux d’amélioration de l’habitat et les biens d’équipement du foyer.

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Cette augmentation du « crédit conso » s’explique par la baisse des taux. En septembre, en effet, les nouveaux prêts renouvelables affichaient des taux moyens de 5,4% contre 9% en septembre 2011. A titre de comparaison, le taux moyen dans la zone euro est actuellement de 6,8% et grimpe jusqu’à 9% au Royaume-Uni.

Surveiller les surchaufes

Cette baisse des taux et la multiplication des crédits à la consommation font craindre une surchauffe du secteur, à l’image du crédit immobilier. Les professionnels de la « conso » cherchent ainsi à éviter les erreurs faites dans ce secteur.

« On surveille les éventuelles surchauffes, le coût du risque, le niveau de surendettement. Mais la profession est suffisamment rigoureuse pour bien gérer les risques », expliquent aux Echos certains représentants.

Marges élevées


Si la loi Lagarde avait mis un coup d’arrêt au marché en juillet 2010, avec une série de mesures censées protéger les consommateurs, les professionnels demandent, aujourd’hui, un assouplissement des règles.

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Ils affirment que « le nombre de dossiers de surendettement a diminué » et que le crédit à la consommation continue à offrir des marges élevées, contrairement au crédit immobilier.