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Emploi à domicile : la masse salariale versée par les particuliers employeurs chute

Grâce au chômage partiel, les particuliers employeurs limitent la casse. La masse salariale qu’ils ont versée a chuté de 14,1% au deuxième trimestre, à cause de la crise sanitaire.

Garde d'enfant

Au printemps 2020, les Français étaient confinés. Il ont donc tout naturellement moins fait appel aux services d’employés à domicile. Selon des statistiques de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) publiées vendredi 23 octobre, la masse salariale versée, et donc soumise à cotisation, par les employeurs particuliers a chuté de 14,1% au deuxième trimestre.

Le trimestre précédent avait déjà été marqué par une diminution. Elle était alors de 6,1%. « Sur un an, la masse salariale nette de l’emploi à domicile chute de 19,7 %, compte tenu de la forte contraction du nombre des heures déclarées (- 21,8 %) », précise le document.

La garde des enfants très impactée

Cette moyenne cache des disparités entre les différents types d’emploi à domicile. Le secteur le plus touché est celui de la garde des enfants. Le volume d’heures comme la masse salariale affichent une réduction de 31,3% sur le trimestre.

Si l’on ne tient pas compte de la garde d’enfant à domicile, la masse salariale et le volume horaire de l’emploi à domicile ne diminuent respectivement que de 11,8% et de 12,7% sur la même période. « La masse salariale des assistantes maternelles reste en fort repli sur le trimestre (- 13,6 %), en lien avec la baisse de 12,6% du volume horaire (- 18,8 % sur un an) », précise la note.

453 millions d’euros d’indemnisation

Ces données mises bout à bout aboutissent aux résultats suivants : la masse salariale versée par les particuliers employeurs recule de 13,8% au deuxième trimestre 2020 et de 19,1% sur un an.

Mais comme le rappelle le document, cette fois, la réduction de la masse salariale ne reflète pas celle de la rémunération des salariés des particuliers employeurs. En effet, ceux-ci ont pu bénéficier du dispositif d’activité partielle, dont les indemnités ne sont pas soumises à cotisations sociales. De quoi leur permettre de toucher au moins 80% du salaire net afférent aux heures non effectuées entre le 12 mars et 31 août. Au total 453 millions d’euros d’indemnisation ont été accordés, chiffre l’Acoss, dont plus des trois-quarts au titre du deuxième trimestre, compensant fortement la baisse de la masse salariale nette soumise à cotisations.