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Coronavirus : le niveau d’indemnisation du chômage partiel inchangé jusqu’au 31 décembre

Les salariés bénéficiant du dispositif de chômage partiel toucheront 84% du salaire net jusqu’à la fin de l’année, a annoncé Elisabeth Borne.

Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le dispositif en place depuis le début de la crise sanitaire, en mars dernier, est maintenu. Avant même l’annonce de nouvelles mesures visant à ralentir l’épidémie de coronavirus par Emmanuel Macron, mercredi 28 octobre à 20 heures, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a expliqué que le dispositif d’indemnisation des salariés placés en chômage partiel sera maintenu jusqu’à la fin du mois de décembre, rapporte franceinfo. Pour mémoire, le gouvernement se charge de verser l’équivalent de 84% du salaire net aux salariés. Quant aux 15% restant, ils sont à la charge de l’employeur.

C’est la seconde fois que l’échéance est repoussée. En effet, le chômage partiel classique aurait dû être moins généreux à partir du 1er novembre prochain. Il était prévu que l’indemnisation descende à 60% du salaire net, avec un reste à charge pour l’employeur de 40%.

8,6 millions de salariés concernés en avril

Utilisé depuis le début du confinement au mois de mars avec prise en charge de la rémunération par l’Etat, le dispositif de chômage partiel a été mis en œuvre pour éviter des licenciements massifs. Elisabeth Borne avait déjà annoncé au cours du mois de septembre le prolongement du chômage partiel à 100% pour tous les secteurs dits protégés. Parmi eux, l’hôtellerie-restauration, la culture ou encore les clubs de sport qui sont parmi les plus touchés par la crise sanitaire et économique. A compter du 1er novembre, ces derniers auraient dû avoir un reste à charge pour l’employeur de 15%. Ils continueront de bénéficier d’un remboursement total.

Avant la crise, les entreprises avaient rarement recours à l’activité partielle qui a atteint un pic en avril, en plein confinement. Quelque 8,6 millions de salariés (5,5 millions équivalents temps plein) étaient alors concernés, selon les dernières estimations de la Dares. Ils n’étaient plus « que » 1,1 million (0,5 équivalent temps plein) en septembre.