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Terra Nova propose un chèque vert de 300 euros pour aider les foyers modestes pour consommer écolo

Pour relancer l’économie, le think tank Terra Nova milite pour la distribution aux foyers les plus modestes d’un chèque vert de 300 euros qui leur permettrait de manger bio, d’acheter des vêtements et des biens d’occasion, etc. Un coup de pouce qui coûterait 4,5 milliards d’euros à l’État.

Les bénéficiaires de ce coup de pouce ne pourraient pas l’utiliser comme bon leur semble. Crédit: iStock.

Le coronavirus a creusé les inégalités sociales. Face à ce constat et pour relancer l’économie, le think tank Terra Nova promeut la création d’un coup de pouce destiné aux consommateurs dont les revenus sont inférieurs à 1,6 Smic. Ce qui concernerait quelque 15 millions de bénéficiaires. Dans une note publiée mercredi 9 décembre, le groupe de réflexion détaille la manière dont fonctionnerait le chèque vert, d’un montant de 300 euros.

Toutes les personnes dont les revenus sont inférieurs à 1,3 Smic toucheraient ce coup de pouce directement de l’État. Dans le cas de ceux dont les revenus oscillent entre 1,3 et 1,6 Smic, les employeurs seraient incités à leur verser 300 euros, sur le modèle de la Prime Macron pour le pouvoir d’achat. Ceux qui joueraient le jeu bénéficieraient d’une exonération de charges fiscales et sociales. Au total, le chèque vert coûterait 4,5 milliards d’euros à l’État.

Une durée limitée

Mais les bénéficiaires de ce coup de pouce ne pourraient pas l’utiliser comme bon leur semble. Le chèque vert permettrait uniquement d’acheter des biens ou des services « bénéfiques à l’environnement et engagés dans la transition écologique ». A savoir des aliments bio, des biens de consommation courante labellisés Ademe, par exemple, des services de réparation et de recyclage, mais aussi des vêtements ou des produits d’occasion, liste Terra Nova. Le think tank évalue ce marché à près de 27 milliards d’euros.

« Sans contrepartie », le chèque serait en revanche « utilisable pendant une durée limitée ». Et ce, afin de jouer son rôle de contributeur à la relance immédiate de l’économie, indique la note. 

Bercy est contre ce type de mesure

Depuis le début de la crise, et contre l’avis d’économistes, Bruno Le Maire s’est constamment opposé à la création de ce type de mesure de soutien à la consommation. Pour le patron de Bercy, le gouvernement a suffisamment soutenu le pouvoir d’achat des Français en prenant, notamment, en charge le chômage partiel.