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Le crédit à la consommation connaît sa plus forte baisse en France depuis 2009

Un rapport publié par l’Association française des sociétés financières ce mardi 16 février constate que le crédit à la consommation a chuté de 11,5% en 2020.

Alors que la pandémie de coronavirus a instauré un climat d’incertitude économique, le crédit à la consommation a fortement diminué en 2020. Il a même connu sa plus forte baisse en France depuis 2009 (-11,5%), comme le décrit un rapport publié par l’Association française des sociétés financières (ASF) ce mardi 16 février. Le crédit renouvelable et les prêts personnels ont été particulièrement affectés par la crise mondiale.

Pour retrouver une baisse du crédit à la consommation d’une telle ampleur, il faut remonter jusqu’à la crise financière de 2009, avec une chute de 13,3%. « L’année se traduit ainsi par trois trimestres sur quatre de recul de l’activité des établissements spécialisés », a souligné l’ASF, reprise par l’AFP. L’activité a légèrement progressé uniquement sur le troisième trimestre (+2,9% sur un an), mais cette hausse est largement insuffisante pour effacer le recul du premier et deuxième trimestre (respectivement -5,1% et -35,4%). Le dernier trimestre de l’année 2020 a même été le pire pour le crédit à la consommation. Il a affiché un recul de 7,6%, « impacté par la succession des mesures prises à l’automne (couvre-feu et deuxième confinement) ». Au total, 40,2 milliards d’euros ont été prêtés dans le cadre d’un crédit à la consommation en 2020.

Tous les secteurs n’ont pas été touchés de la même manière. Les prêts personnels ont été particulièrement touchés, en chute de 18,5%, ainsi que le crédit renouvelable, particulièrement impacté par la crise sanitaire (-15,5% et un niveau de crédit au plus bas depuis 26 ans, à 7,8 milliards d’euros). De même, les financements d’automobiles accusent un repli de 10,3% pour les véhicules neufs et de 7,3% pour ceux d’occasion. D’autres secteurs ont néanmoins été plus épargnés, tels que l’amélioration de l’habitat et les biens d’équipement (-2,8% sur un an).