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Taxe foncière : augmentations en vue !

Les communes subissent elles aussi les effets de la crise sanitaire et économique du Covid-19. N’étant pas en bonne position pour trouver des financements, nombreuses sont celles qui pourraient être tentées de rehausser le niveau de la taxe foncière pour renflouer leurs caisses.

impôts
Crédit: iStock.

D’un côté, la crise du Covid-19 a privé les communes de revenus. De l’autre, la réforme de la taxe d’habitation limite les rentrées fiscales. Interviewé par Le Parisien, Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime que « certains élus choisiront d’augmenter le taux de la taxe foncière – la principale recette fiscale des collectivités locales actuellement – pour équilibrer les comptes ». D’autres solutions s’offrent également à eux selon le spécialiste. Les maires pourront réévaluer la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), mais aussi la taxe d’enlèvement sur les ordures ménagères (TEOM). Sans oublier les prix d’entrée de certains lieux publics, comme les piscines par exemple.

« La fiscalité peut être une variable d’ajustement pour les collectivités. Car quand Bruno Le Maire promet de ne pas augmenter les impôts, il s’engage pour les impôts nationaux. Pas pour les autres », rappelle-t-il au quotidien. S’il est plus compliqué pour une collectivité qu’un État de contracter un prêt, le gouvernement prévoit cependant des transferts pour compenser les baisses de recettes et maintenir les investissements. « Reste à savoir s’ils seront suffisants… », souligne Mathieu Plane.

Révision des valeurs locatives

Sans même parler de la crise, certains propriétaires pourraient voir leur taxe foncière augmenter. Comme l’expliquait l’Institut des politiques publiques (IPP) au début du mois de février, la révision des valeurs locatives dans vingt des plus grandes agglomérations françaises, hors Paris, devrait entraîner une hausse significative de cet impôt local. Ce devrait être le cas des plus aisés, dont la valeur locative cadastrale des biens est sous-évaluée, au profit des plus modestes, dont les logements sont surévalués.