Se connecter S’abonner

Budget : Lyon veut tester un RSA pour les jeunes

La métropole lyonnaise veut expérimenter un RSA pour les 18-25 ans en grande précarité. Les premiers versements pourraient avoir lieu dès le mois de juin.

Impôts Lyon
Crédit : iStock.

Lyon lance une série d’aides en direction des jeunes, dont un RSA destiné aux 18-25 ans. Une nouvelle qui tombe en pleine crise sanitaire et économique du Covid-19, qui pèse lourd sur leur budget. Ce RSA jeune sera un revenu de 300 à 400 euros, indique Le Monde. Il ciblera les personnes ne touchant pas d’autres aides et sorties du système scolaire. Soumis au vote des conseillers métropolitains le 15 mars prochain, le versement de ce coup de pouce pourrait débuter dès le mois de juin grâce à l’attribution d’une enveloppe de 10 millions d’euros.

« Il s’agit d’une première expérimentation, nous verrons comment l’ajuster dans les mois à venir. Cette catégorie d’âge est la plus touchée par les effets de la crise sanitaire. Un jeune sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, si le gouvernement ne bouge pas sur cette question, nous avons la responsabilité de le faire », explique Bruno Bernard, le président Europe Ecologie-Les Verts de la métropole de Lyon, au quotidien. Au niveau national, une proposition de loi PS avait été déposée, mais le Sénat l’a rejetée le 20 janvier 2021.

Une baisse du prix des transports

Le RSA n’est pas l’unique mesure destinée à améliorer le budget des jeunes. L’élu écologiste, qui préside le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (Sytral), a également annoncé une diminution du prix des transports pour les étudiants de la métropole. La bonne nouvelle, tombée le mercredi 24 février, prévoit le passage de l’abonnement annuel de 32,50 à 25 euros par mois pour les 18-25 ans. Et un nouveau titre de transport destiné aux étudiants boursiers voit le jour. Son prix mensuel a été fixé à 10 euros.

Selon les services de la métropole de Lyon, quelque 10% des 175.000 étudiants de la région sont dans une situation précaire. Et 5% sont tombés dans la grande précarité depuis le début de la crise sanitaire, il y a un an.