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EDF « n’anticipe pas de forte hausse » des tarifs de l’électricité

Un haut-cadre d’EDF estime qu’une très forte hausse des tarifs réglementés de l’électricité dans les années à venir est peu probable.

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Crédit: iStock.

C’est une bonne nouvelle pour les porte-monnaie. Les tarifs réglementés de l’électricité ne devraient pas augmenter fortement ces prochaines années, a estimé mardi 30 mars un dirigeant d’EDF. « Nous n’anticipons pas de hausse forte sur les années à venir », a déclaré Marc Benayoun, directeur d’EDF en charge des Clients, Services et Territoires, lors d’une conférence de presse. « Je pense que l’évolution sera plus contenue en termes de taux que ce que nous avons connu depuis deux ou trois ans. Et on peut même imaginer qu’à certains épisodes, il y ait des baisses », a-t-il ajouté. Seul l’opérateur historique EDF (avec le « tarif bleu ») et les entreprises locales de distribution peuvent commercialiser des contrats d’électricité aux tarifs réglementés de vente (TRV).

Leurs prix sont fixés par le gouvernement sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), sur la base de nombreux paramètres (coûts de fourniture, transport, distribution, taxes diverses…). Parmi les facteurs de stabilité pour ces prochaines années figurent la stagnation du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) après de fortes hausses ou encore le plafonnement de la contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe. Les coûts de transport et distribution doivent en revanche augmenter. Un autre élément ne dépendant pas d’EDF, pourrait influer : les taxes locales.

Tarifs inférieurs à ce qu’ils étaient en 1996

Selon EDF, le tarif bleu a augmenté de 128 euros/MWh en 2010 à 191 euros/MWh en 2020. Mais cela a fait suite à une période de baisse et « les tarifs aujourd’hui, en termes réels, en 2021 sont inférieurs à ce qu’ils étaient en 1996 », a souligné Marc Benayoun. EDF calcule que la facture moyenne d’électricité d’un ménage au tarif bleu est de 922 euros par an.

En 2020, la crise sanitaire du Covid-19 et les différents confinements ont eu pour effet une réduction importante de la consommation électrique. Celle-ci s’explique par la baisse de l’activité de l’industrie et de nombreux secteurs de l’économie. En effet, la consommation du secteur résidentiel est, quant à elle, restée stable, expliquait Réseau de transport d’électricité (RTE) au début du mois de mars.