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Réforme de l’assurance chômage: 2,3 milliards d’euros d’économies attendus

Selon l’Unédic, la réforme de l’assurance chômage permettra, à terme, d’économiser 2,3 milliards d’euros chaque année.

chômage

La réforme de l’assurance chômage, adoptée en mars, dernier entrera partiellement en vigueur le 1er juillet prochain. Selon une étude publiée mercredi 7 avril par l’Unédic, elle devrait permettre une économie annuelle de 2,3 milliards d’euros, une fois lancée intégralement. Dans le détail, la modification du salaire journalier de référence (SJR), qui sert de base au calcul de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) versée aux demandeurs d’emploi indemnisés, permettra une économie de un milliard d’euros. Le durcissement des conditions d’affiliation à l’assurance chômage permettra quant à lui un gain de 800 millions. Et avec la dégressivité des allocations pour les plus hauts revenus, 460 millions ne sortiront plus des caisses de l’Unédic.

Si pour le moment l’impact du bonus-malus à destination des entreprises n’a pas encore été estimé, les économies iront croissant au fil des années. Dès 2021, elles devraient atteindre 210 millions d’euros, grâce à la modification du calcul du SJR. Cette évolution ne concernera au départ qu’une partie des demandeurs d’emploi. Elle s’étendra peu à peu en fonction de la situation économique liée à la crise du Covid-19. Si la situation s’améliore, en 2022, l’Unedic prévoit une réduction des dépenses de 1,2 à 1,9 milliard d’euros.

1,15 million d’allocations réduites

Bénéfique pour les caisses de l’Unédic, la réforme sera plus dure pour les chômeurs. Le nouveau mode de calcul du SJR réduira de 17% l’allocation de près de 1,15 million d’allocataires. Et 190.000 chômeurs ne devraient pas être en mesure d’ouvrir des droits lors des 12 premiers mois suivant l’entrée en vigueur de la mesure prévoyant le passage de quatre à six mois de l’affiliation minimum.