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Budget : succès du regroupement de crédits en 2020

Ce type de demande a augmenté de 20% en 2020 par rapport à 2019 selon Meilleurtaux.

Crédit: iStock.

Pour faire baisser leurs mensualités, les Français se sont tournés vers le rachat de crédits. En effet, la demande a augmenté de 20% en 2020 par rapport à 2019 selon une étude de meilleurtaux.com publiée le 20 avril. Il s’agit pour eux de « gagner du pouvoir d’achat tous les mois », précise dans un communiqué Maël Bernier, porte-parole de meilleurtaux.com. L’emprunteur qui souhaite faire des économies est un actif de 45 ans qui gagne 2.558 euros par mois, selon le portrait-robot dressé dans l’étude. Il peut s’agir d’un couple gagnant 4.282 euros par mois, pour un prêt de 47.012 euros en moyenne, sur dix ans. La plupart du temps, le montant correspond à des crédits immobiliers et des petits crédits à la consommation, ce qui fait gonfler le taux d’endettement des ménages.

Le cas d’un couple avec 4.114 euros de revenus est examiné : le prêt immobilier est de 202.000 euros sur encore 14 ans, il a souscrit à un crédit à la consommation de 40.000 euros, et à un crédit renouvelable de 2.000 euros. De plus, son découvert est de 3.200 euros, ce qui nécessite un besoin de trésorerie de 8.000 euros. Ce couple doit donc rembourser 1.711 euros par mois au total. Grâce au regroupement de crédit, le prêt hypothécaire sera de 276.000 euros sur 20 ans, à 1,95%, selon meilleurtaux.com. Leur mensualité passera à 1.380 euros, soit 331 euros de moins par mois. De plus, le taux d’endettement diminue, passant de 42 à 32%.

Baisse de la souscription aux crédits à la consommation

L’augmentation des rachats de crédits correspond à la baisse des souscriptions aux crédits à la consommation. Une tendance que confirme meilleurtaux.com : leur nombre était de 285.000 en 2020, contre 374.000 en 2019. Une baisse qui s’explique par l’absence de dépenses de loisirs (voyages, mariages) l’an dernier. Par ailleurs, l’étude montre que les personnes mariées sont celles qui ont le plus souscrit à un prêt pour financer des travaux, soit 55% d’entre eux, alors que les célibataires ont plutôt souscrit à des prêts personnels non affectés, pour 38% d’entre eux.