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Solidarité : des chèques alimentaires pour les 18-25 ans ?

Évoqués en décembre dernier par Emmanuel Macron, les chèques alimentaires pourraient être attribués en priorité aux plus jeunes, en situation « d’inégalité nutritionnelle ».

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Crédit: iStock.

Emmanuel Macron en avait parlé en décembre dernier. Plus de trois mois après la promesse du président de la République aux citoyens de la Convention pour le climat, le chèque alimentaire n’est pas encore disponible pour les ménages les plus modestes. Interrogé à ce sujet mercredi 21 avril, Julien Denormandie a déclaré sur BFMTV que les travaux étaient en train d’être finalisés. Le ministre de l’Agriculture a exprimé le souhait de donner, « dans un premier temps », la priorité aux jeunes de 18 à 25 ans, soit un million de personnes concernées par une « inégalité nutritionnelle », a expliqué Julien Denormandie.

En tout, la France compte huit millions de citoyens qui peinent à acheter des produits alimentaires de qualité, frais et locaux.  L’idée du chèque, c’est de participer « au financement de leurs achats alimentaires pour leur donner plus accès à ces produits », a précisé le ministre de l’Agriculture, qui a également admis que ce sont « des enjeux financiers assez importants, voire très importants ». Le chèque alimentaire pourrait être de 50 euros par mois pour permettre aux étudiants entres autres d’avoir accès à ce type de produits. Mais le sujet est encore « en cours de discussion », a insisté Julien Denormandie, sans répondre non plus sur les modalités de son utilisation.

Il s’agit, en tout cas, de privilégier les produits locaux, ce qui rend plus compliquée son application technique. « L’une des pistes (…), si on se focalise par exemple sur les jeunes, on pourrait très bien imaginer de passer par des outils du numérique, des plateformes, qui vous permettent d’avoir accès à des paniers de fruits, de légumes, ou de la viande de qualité, de saison, produits sur nos territoires », a avancé Julien Denormandie. Ensuite, il faudrait toute une organisation avec les producteurs, les revendeurs, pour mettre à disposition ces paniers fraîcheur.

Un coût incertain

Quelques semaines après l’annonce de la création d’un chèque alimentaire, le dispositif avait été jugé très coûteux par Bercy, soit entre 2 et 4 milliards d’euros. Les services du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance préféreraient que l’outil soit confié aux centres communaux d’action sociale (CCAS), destiné à cinq millions de personnes, pour un coût de 200 millions d’euros environ. Le dispositif pourrait être opérationnel au mois de septembre prochain.