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Il y a moins d’inégalités entre les retraités qu’entre les actifs

L’écart de richesse entre les retraités les plus modestes et les plus aisés est moins important que celui entre les actifs, selon le Conseil d’orientation des retraites (COR).

inégalités
Crédit: iStock.

En 2018, la moitié des retraités disposait de plus de 1.828 euros par mois pour vivre. Un montant supérieur au niveau de vie médian des Français, proche des 1.770 euros. Mais, comme le précise un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), du 10 juin, il existe des écarts importants entre les revenus de retraités sources d’inégalités. Si l’on tient compte de toutes leurs ressources financières, les 10% des retraités les plus aisés ont un niveau de vie près de 2,9 fois plus élevé que celui des 10% les plus pauvres. Une amplitude stable depuis une vingtaine d’années.

Si important soit-il, cet écart est pourtant plus réduit que celui noté entre les actifs (x3,4). Il grimpe même à 3,5 si l’on compare les ressources de l’ensemble de la population. Le COR explique ces variations par le fait que les retraités les plus modestes ont un niveau de vie légèrement supérieur aux plus pauvres, quel que soit l’âge de ces derniers. Selon le rapport, les 10% des actifs les plus pauvres ont un niveau de vie inférieur à 1.024 euros par mois, quand celui des 10% des retraités les plus pauvres est de 1.103 euros. Parallèlement, le niveau de vie des 10% des actifs les plus riches, qui perçoivent au moins 3.473 euros par mois, diminue une fois l’heure de la retraite arrivée. Il avoisine alors les 3.170 euros mensuels.

L’importance des revenus du patrimoine

Mais un écart moindre ne signifie pas pour autant une évolution similaire du niveau de vie. La hausse de la CSG décidée au début du quinquennat d’Emmanuel Macron a épargné les retraités les moins aisés, afin de limiter les inégalités. Seuls les retraités, dont le niveau de vie était compris entre 2.223 et 3.261 euros par mois, ont été impactés par cette évolution. Les 5% des retraités les plus riches n’ont, en effet, pas vu leur niveau de vie régresser, en raison de l’instauration du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus de l’épargne.

Ces retraités disposent généralement de plus de revenus du patrimoine que les autres. Le rapport estime qu’ils représentent 21% du revenu total (avant prélèvements fiscaux et sociaux) des 10% des retraités les plus aisés, contre 14% en moyenne chez l’ensemble des retraités.