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RSA : le nombre des bénéficiaires recule encore

Le nombre de bénéficiaires du RSA poursuit sa décrue engagée il y a six mois. Il se rapproche de celui d’avant la crise sanitaire et économique du Covid-19.

allocations familiales
Crédit : iStock

C’est une bonne nouvelle. Les bénéficiaires du RSA sont de moins en moins nombreux, après une forte hausse liée à la crise du Covid-19. Selon les statistiques du ministère des Solidarités et de la Santé, ils étaient encore 1.941.100 personnes en mai dernier, contre 1.926.000 en février 2020. Entre-temps, leur nombre à dépasser pour la première fois la barre des deux millions en juin 2020, avant d’atteindre les 2.070.000 de bénéficiaires en novembre et d’entamer une décrue. Celle-ci s’explique par l’amélioration du marché du travail. La reprise économique porte les embauches en contrats longs, qui ont atteint un niveau record au deuxième trimestre d’après l’Urssaf.

Selon les données de la Caisse nationale d’allocations familiales, reprises par Le Figaro, la hausse des allocataires du RSA est essentiellement le fruit de l’arrêt de l’activité économique. Cette dernière s’est soldée par une rechute d’anciens allocataires, plus que par une augmentation du nombre des « primo allocataires » du RSA.

Une embellie temporaire ?

Mais cette amélioration n’empêche pas une certaine prudence en raison d’incertitudes persistantes. Parmi elles, figure l’impact de la diffusion du variant Delta sur l’activité. Les futures évolutions de l’assurance-chômage sont également à prendre en compte. Pour mémoire, le prolongement des droits à indemnisation s’est interrompu en juin. Et il est désormais plus compliqué de bénéficier d’une indemnisation. Bientôt, il faudra avoir travaillé six mois au cours des vingt-huit derniers mois – au lieu de quatre actuellement – pour être indemnisé.

Enfin, des intermittents du spectacle pourraient également se voir attribuer le RSA. En dépit de l’année blanche accordée par le gouvernement prolongée de quatre mois, jusqu’en décembre, certains ne pourront pas justifier d’un nombre d’heures de travail suffisant.