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Budget : attention, les billets SNCF ne sont plus annulables gratuitement jusqu’à la dernière minute

Depuis lundi 13 septembre, pour annuler ou échanger votre billet de train sans frais, vous devrez vous y prendre à l’avance, sans quoi vous risquerez une pénalité de 15 euros, a annoncé le patron de la SNCF sur LCI

sncf

Toutes les bonnes choses ont une fin. Depuis le lundi 13 septembre, pour échanger ou annuler votre billet de train gratuitement, vous devez vous y prendre au moins trois jours à l’avance. Jean-Pierre Farandou, le président-directeur général de la SNCF, l’a annoncé dans l’émission de LCI, Le Grand Jury, dimanche 12 septembre. « Si le système des remboursements et échanges gratuits jusqu’à trois jours avant le départ est pérennisé, les modifications de billets après ce délai seront assorties d’une pénalité de 15 euros à partir de demain », a-t-il déclaré.

Il justifie cette décision pour mettre un terme aux abus de certains voyageurs. « Des clients exagéraient. Ils retenaient sept ou huit billets, et n’en prenaient qu’un. (…) Il y avait donc plusieurs places qui restaient vides au dernier moment », détaille Jean-Pierre Farandou. Malgré un geste commercial rogné, « tous les billets restent échangeables et annulables », quel que soit leur prix. Avant le début de la crise du Covid-19, les billets premiers prix n’étaient généralement pas modifiables.

Plus de contrôles

Depuis son déclenchement, la SNCF avait assoupli certaines règles, afin de permettre aux voyageurs de s’adapter à ces évolutions et aux restrictions prises par le gouvernement pour tenter d’endiguer la propagation du virus. Les trains Intercités avec réservation obligatoire sont également concernés par la fin du geste commercial. La pénalité, pour ceux qui changeront ou annuleront leur voyage moins de trois jours avant le départ dépendra, en revanche, du prix du billet. La retenue sera de 40% du prix du billet, avec un plafond maximum fixé à 12 euros.

Lors de l’émission, le patron de la SNCF a également indiqué une extension des contrôles sanitaires. Ainsi, à la gare de l’Est, à Paris, « 40% des trains vont être contrôlés, et ça va encore augmenter ». Ce dernier assure que « 99% de nos passagers ont un pass sanitaire, et le petit pour cent qui manque, c’est souvent un problème de date. On arrive à leur trouver une pharmacie dans le quartier et ils arrivent à prendre le train ».