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Hausse des prix du gaz et de l’électricité : vers une revalorisation du chèque énergie ?

Pour Bruno Le Maire, invité sur LCI lundi 13 septembre, le chèque énergie est un « instrument efficace » pour préserver le pouvoir d’achat des Français si les tarifs du gaz et de l’électricité continuent de grimper.

chèque énergie
Crédit: Médiateur national de l’énergie

Les prix du gaz et de l’électricité ne cessent d’augmenter depuis plusieurs mois. Au point que le gouvernement, qui voit l’élection présidentielle approcher à grands pas, se mobilise pour limiter les répercussions sur le porte-monnaie des Français. Invité sur LCI, lundi 13 septembre, Bruno Le Maire estime que le chèque énergie est le meilleur instrument pour limiter l’impact de la flambée des prix. 

« Nous regarderons dans les semaines qui viennent si oui ou non il est nécessaire d’utiliser le chèque énergie », a expliqué le ministre de l’Économie. Se voulant rassurant, il précise que « notre analyse, c’est que cette augmentation est temporaire et que les choses devraient se stabiliser en 2022 »

150 euros en moyenne

Qualifié d’« instrument efficace pour protéger les Français face à l’augmentation des prix de l’énergie si jamais ces prix continuaient à augmenter », le chèque énergie peut actuellement atteindre 277 euros. Distribué à six millions de foyers, son montant moyen est de 150 euros. Interrogé par Les Echos, le rapporteur du Budget à l’Assemblée nationale, Laurent Saint-Martin (LREM), déclare que la revalorisation du chèque énergie « pourrait être votée dans le projet de loi de Finances rectificatif de la fin de l’année, ce qui offrirait l’avantage d’un décaissement rapide, pour faire face aux factures de l’hiver ». Mais, l’exécutif explore d’autres pistes. Sur la chaîne d’information en continue, le ministre n’écarte pas non plus l’idée d’un geste fiscal, afin d’aider les Français à assumer leurs dépenses énergétiques.

Au début du mois de septembre, les tarifs réglementés du gaz d’Engie ont augmenté de près de 8%. Une progression qui touche directement ou indirectement près de cinq millions de foyers. Les prix de gros de l’électricité, eux, ont atteint des sommets. De quoi laisser craindre des factures plus importantes dès le début de 2022.